jeudi 15 novembre 2018

L'atelier des miracles




Détails :
Auteur : Valérie Tong Cuong
Nombre de pages : 264
Editions : JC Lattès
Genre : Contemporain


Résumé :


Prof d’histoire-géo mariée à un politicien narcissique, Mariette est au bout du rouleau. Une provocation de trop et elle craque, envoyant valser un élève dans l’escalier. Mariette a franchi la ligne rouge.
Millie, jeune secrétaire intérimaire, vit dans une solitude monacale. Mais un soir, son immeuble brûle. Elle tourne le dos aux flammes se jette dans le vide. Déserteur de l’armée, Monsieur Mike a fait de la rue son foyer. Installé tranquillement sous un porche, il ne s’attendait pas à ce que, ce matin, le « farfadet » et sa bande le passent à tabac.
Au moment où Mariette, Millie et Mike heurtent le mur de leur existence, un homme providentiel surgit et leur tend la main – Jean, qui accueille dans son Atelier les âmes cassées, et dont on dit qu’il fait des miracles.
Mais peut-on vraiment se reconstruire sans affronter ses fantômes ? Avancer en se mentant et en mentant aux autres ? Ensemble, les locataires de l’Atelier vont devoir accepter leur part d’ombre, tandis que le mystérieux Jean tire les ficelles d’un jeu de plus en plus dangereux.






Mon avis :

Aujourd'hui, j'avoue j'ai cherché de quel livre j'allais vous parler.
J'ai cherché parce que je suis à jour de mes avis sur les lectures finies (il y en a plein de nouvelles à venir je vous rassure).

J'ai cherché parce que je ne voulais pas vous parler de n'importe quel livre.
J'ai cherché parce que aujourd'hui j'avais besoin de trouver une motivation supplémentaire.

Et figurez-vous que j'ai trouvé !

J'ai trouvé ce livre dont j'ai envie de parler et qui quelques temps après sa lecture est encore bien présent.

J'ai envie de vous le proposer comme on propose un cadeau timidement à quelqu'un sans trop savoir pourquoi ce cadeau et pourquoi cette personne. Simplement parce qu'on sait que c'est là, maintenant, que le destin va abattre une carte.

Alors je vous propose "L'atelier des miracles".

C'est un livre que j'ai lu grâce à "MON" libraire. Oui, celui qui savait choisir quel livre me plairait et qui savait me faire sortir de mon confort littéraire, qui me connaissait finalement très bien … j'ai pas eu de chance, MON libraire a disparu depuis…

Peut-être que ce libraire, et je l'espère fortement, vit et transmets ailleurs sa passion.
En tout cas à la lumière du recul que j'ai sur ma lecture, je me dit que peut-être mon libraire était un peu comme "Jean".

L'atelier des miracles c'est cet endroit que nous cherchons tous quand quelque chose ne tourne pas rond dans nos vies, un endroit où on peut se retrouver et avancer. Parfois il est même juste en nous sans que nous le voyions.

L'atelier des miracles c'est la rencontre d'êtres humains, bienveillants tout en ayant leurs secrets.

L'atelier des miracles c'est celui qui a toujours la porte ouverte à une seule condition : accepter de SE regarder dans le miroir en face.

L'atelier des miracles c'est un peu la magie de la vie.

Et l'atelier des miracles confirme ce en quoi je crois le plus "Personne ne croise jamais votre chemin par hasard, chaque rencontre a sa raison d'être".

C'est un livre qui est très beau dans l'écriture, très beau dans le style et qui se lit avec passion et envie, calé dans un plaid devant la cheminée entouré des siens.

La lecture de ce livre sera tellement agréable que vous sentirez l'effet encore longtemps après, comme si l'optimisme gagnait toute la place dans votre esprit !


Quelques infos sur l'auteur :




Valérie Tong Cuong est née en banlieue parisienne. Après une adolescence chaotique, elle étudie la littérature et les sciences politiques. Elle travaille huit ans dans la communication puis lâche tout pour se consacrer à l’écriture (romans, nouvelles, scénarios).

Elle a publié une dizaine de romans dont:
"Big" (1997, Nil Editions, 1999 J’ai Lu), récompensé au festival du Premier roman de Chambéry, "Gabriel" (Nil Editions 1999, J’ai Lu 2001), "Où je suis" (Grasset, 2001, J’ai Lu 2003), "Ferdinand et les Iconoclastes" (Grasset, 2003, J’ai Lu 2006), "Noir dehors" (Grasset, 2006, Le livre de Poche 2006), "Providence" (Stock, 2008, J’ai Lu 2010, Prix Version Femina-Virgin Megastore du Roman 2008), "L’Ardoise magique" (Stock 2010, J'ai Lu 2013, Prix Dynamique au Fémin’Ain 2010), "La Battle" (Les Editions du Moteur, 2011), "L'atelier des miracles" (JC Lattès, 2013, Prix de l'Optimisme, Prix Nice Baie des Anges, Prix Ronsard des lycéens de Vendôme) et "Pardonnable, impardonnable" (Éditions JC Lattès).

Elle est traduite dans 18 langues.

En tant que scénariste, elle a travaillé sur différents sujets télévision (sitcom, téléfilm) ou cinéma.

Elle a également chanté et écrit pour Quark, un groupe de pop-rock indépendant dont le quatrième album, ECHO, est sorti en 2011.

Mariée, elle est mère de trois enfants.

mercredi 14 novembre 2018

Le monde de Lucrèce - tome 2




Détails :
Auteur : Anne Goscinny
Illustratrice : Catel
Nombre de pages : 192 
Editions : Gallimard jeunesse
Genre : jeunesse


Résumé :


Une bonne dose d'énergie, un soupçon d'impertinence et surtout beaucoup d'humour, revoilà Lucrèce!
Notre héroïne est confrontée à un exposé super important avec les Lines, ses meilleures amies, à un mariage sans mariée, aux fiançailles surprises de sa grand-mère, à un cours de claquettes et à bien d'autres mésaventures! Elle a des parents toujours aussi compliqués, un petit frère horripilant et un cousin prénommé... Nicolas, comme le héros de ses livres préférés.

Le deuxième volume complètement loufoque des aventures de Lucrèce!






Mon avis :

Lorsque j'ai découvert Lucrèce j'ai su qu'elle ferait partie des personnages dont je retiendrai le nom, rien que pour ça je peux remercier l'auteure d'avoir pensé à mon cerveau qui a du mal avec les prénoms !


Loufoquerie à part, revoici donc Lucrèce en route pour de nouvelles aventures. Lucrèce est une ado plutôt très agréable, pas de crise existentielle majeure (enfin pour l'instant). Il faut dire que la vie de Lucrèce est plutôt bien remplie et qu'elle ne peut donc pas s'y ennuyer.


Dans ce volume, elle va devoir faire un exposé sur un thème d'actualité avec ses amies les Lines mais en parallèle elle va aussi apprendre sur la vie en général avec sa drôle de famille.


Nous verrons notamment qu'un mariage n'attend pas toujours une mariée, que l'eau est primordiale mais que l'amour aussi et que parfois derrière un côté prétentieux se cache de formidables personnes ;)


J'ai adoré retrouver Lucrèce et son monde ! Connaissant l'univers je me suis remise rapidement dans un coin de la maison de Lucrèce et j'ai suivi ses aventures avec plaisir. Le ton est encore plus percutant dans ce volume car mine de rien de grands messages y sont diffusés et si ça peut permettre ensuite aux lecteurs de vouloir en discuter, c'est ROYAL !


L'écriture est très agréable car les lecteurs ne sont pas pris pour ce qu'ils ne sont pas, Anne Goscinny leur parle comme il faut, le vocabulaire utilisé est adapté et permet de retrouver facilement ses 12 ou 13 ans !


La vie chez Lucrèce n'est pas édulcorée par "il était une fois tout va bien" et c'est ce qui en fait une série que j'adore et à laquelle je me suis vraiment attachée. Il arrive tout un tas de péripéties aux différents membres de la famille et ce qui me plaît énormément c'est le clin d'oeil à un certain auteur dont les livres ornent surement à 99,9 % les bibliothèques familiales… le cousin Nicolas a encore de longues années devant lui !


Et puis quand j'ai lu cette phrase "Décidément, les mots quand on les écoute, ils savent vous parler" je me suis dit que Anne Goscinny avait tellement raison qu'il faut absolument que cette série soit mise en avant.


La revue "J'aime lire max" en a fait aussi un coup de cœur donc c'est une raison de plus qui s'ajoute à ce que je viens de vous dire !


Maintenant, ni une ni deux, sautez dans vos chaussures et emmener vos jeunes lecteurs (ou vous-même) en librairie pour savourer "Le monde de Lucrèce".


Prenez les deux tomes d'un coup, conseil de blogueuse, car après il faudra patienter jusqu'au printemps 2019 pour avoir le tome 3 !




Quelques infos sur l'auteure et l'illustratrice :


Catel :
Catel Muller, diplômée des Arts décoratifs de Strasbourg, débute sa carrière en publiant des albums pour enfants aux éditions Hachette, Épigones, Nathan, Dupuis et Hatier. Une sélection au festival international du livre de jeunesse de Bologne et une cinquantaine d’ouvrages illustrés jalonnent cette partie de son œuvre. Catel illustre également L’Encyclo des filles chez Plon qui s’impose comme un best-seller auprès des adolescentes depuis dix ans.


Anne Goscinny :
Anne Goscinny est une écrivaine française née le 19 mai 1968.
Fille de René Goscinny, Anne Goscinny est l’unique ayant droit de son père, dont elle gère toute l’œuvre.
Elle a fait toute sa scolarité au lycée Molière (Paris) et est titulaire d'un DEA de lettres modernes.
Parolière, elle est notamment l’auteur de chansons interprétées par Serge Reggiani[1].
Critique littéraire, elle a collaboré à de nombreuses publications dont Paris Match, Le Figaro Littéraire, L'Express, Le Magazine littéraire...
Elle a publié trois romans chez Grasset. Ses romans sont traduits à l’étranger, notamment au Portugal, à Taïwan, en Corée...
Pour son dernier roman Le Père éternel, elle a reçu le prix de la WIZO en 2007.
Elle est mariée à Aymar du Chatenet, ex-journaliste à la télévision, qui dirige aujourd'hui les éditions Imav.
 Parmi ses nombreuses activités, Anne Goscinny préside et organise le Prix René Goscinny, prestigieuse récompense attribuée à un scénariste de bande dessinée chaque année.

lundi 12 novembre 2018

Atelier d'écriture 8 - L'écriture, c'est la vie !








Chaque semaine, le blog "Bric à book" (lien vers le blog) propose une image. Cette image sert de support pour écrire un texte, ton et genre libres… La publication des textes a lieu le lundi suivant.

Voici donc l'image sur laquelle nous devons écrire cette semaine :

© Hannes Wolf



L'écriture, c'est la vie !

Doit-on toujours regarder en arrière pour être capable d'écrire ?
De tout temps, l'écrit fait partie du quotidien de l'humain. Mais d'où nous vient cette envie de poser des mots sur tout ce qui nous entoure ?

Quand je lis des romans, chaque fois ce qui me fascine c'est d'imaginer la personne qui l'a écrit. Me demander comment elle a trouvé l'inspiration, comment elle a eu l'idée de son histoire, ses personnages…

Parfois j'envie cette capacité de pouvoir s'arrêter et écrire, juste pour écrire, juste parce que c'est nécessaire et qu'il n'est pas possible de se dérober. Et puis je me faufile, d'une manière ou d'une autre, parce qu'il manque la confiance en soi, il manque la légitimité, il manque le temps aussi.

Mais écrire est viscéral et la fuite ne sera surement plus très longue car petit à petit les mots font leur nid, ils s'inscrivent en tête avant de venir se poser sur une feuille, un jour !

Trouver l'endroit, couper les connexions, s'éloigner, s'isoler le temps de laisser les idées prendre possession totalement de mon esprit et ne plus pouvoir revenir en arrière et ne rien faire d'autre qu'écrire.

Surement qu' un jour j'écrirai sur ce qui m'a façonné, sur ce qui me construit et sur ce qui m'habite. Surement que ça restera à l'état de brouillon, ou que ça sera déchiré et mis à la poubelle mais il faut peut-être en passer par là pour que se construise le reste.

L'écrit reste personnel avant que l'auteur décide d'en faire un ouvrage publié mais il est libérateur et permet d'avancer aussi dans sa vie.

Pour toutes ces raisons, je suis profondément respectueuse des mots. Ils portent en eux l'humanité depuis ses débuts et sous toutes ses formes. J'aime le mot pour ce qu'il comporte, ce qu'il dit ou ce qu'il laisse deviner. J'aime l'écrit pour ce qu'il transmet, ce qu'il évoque, ce qu'il sous-entend !

L'écriture c'est la vie !











jeudi 8 novembre 2018

Fais de moi la colère




Détails :
Auteur : Vincent Villeminot
Nombre de pages : 275
Editions : Les Escales
Genre : Contemporain


Résumé :
Le jour où son père, pêcheur de longue date, se noie, Ismaëlle se retrouve seule. Seule, vertigineusement, avec pour legs un métier d'homme et une chair de jeune fille.

Mais très vite, sur le lac franco-suisse, d'autres corps se mettent à flotter. Des morts nus, anonymes, par dizaines, par centaines, venus d'on ne sait où - remontés des profondeurs de la fosse. C'est en ces circonstances qu'Ismaëlle croisera Ezéchiel, fils d'un " Ogre " africain, qui a traversé les guerres du continent noir et vient sur ces rives affronter une Bête mystérieuse.

"Fais de moi la colère" est le récit halluciné, à deux voix, de leur rencontre, et de la partie de pêche qu'ils vont mener - échos lointains de Moby Dick. Une partie de pêche où le désir, la convoitise, le blanchiment, les génocides, sont autant de Léviathans. Mais où la joie, comme les larmes, pourra gonfler les ventres.






Mon avis :
Lorsque les matchs de la rentrée littéraire ont refait leur apparition pour Price Minister, j'ai postulé pour ce titre, entre autres.



Je ne connaissais pas l'auteur. Je connaissais par contre la maison d'édition et j'avais eu un tel coup de cœur pour "Et soudain, la liberté" que j'étais en confiance.

Le titre et la couverture m'attiraient bien plus que le résumé. Je les trouvais contrastés. Le titre donnait à penser que des sentiments négatifs pouvaient être présent alors que la couverture semblait calme et douce bien que cette grosse vague ne soit pas innocente ;)

Le résumé m'intéressait et comme j'aime parfois plonger dans les eaux troubles entre réalité et onirisme / réfléxion je me suis laissée tenter.

Mais je dois avouer que ce livre ne m'a pas fait l'effet escompté...et j'en suis déçue toute seule.

L'auteur a pourtant une plume très agréable et très belle. C'est ce qui m'a permis de lire l'ouvrage jusqu'au bout. J'avais quand même envie de savoir.

Cependant la trame de fond ne m'a pas correspondu. Je connais de nom Moby Dick mais c'est un livre que je n'ai pas lu et donc je n'ai pas eu les références nécessaires pour livre "Fais de moi la colère".

J'ai misé donc sur les personnages présents pour m'investir dans ma lecture. J'ai retenu Ismaëlle car c'est une jeune femme forte et déterminée. Son histoire est particulière puisqu'elle doit faire face au décès de ses parents. Cette partie est plutôt évoquée rapidement pour laisser la place à l'aspect plus onirique de son destin.

Je ne suis pas réfractaire à ce style car j'aime beaucoup naviguer entre deux eaux et laisser faire mon imagination mais à la fin de ma lecture j'ai pu que constater que j'étais restée presque de marbre. Peut-être que je n'étais pas assez concentrée ou disponible pour ce récit car j'en étais désolée à la fin de ma lecture. J'aurai voulu pouvoir rentrer totalement en phase avec Ismaëlle…

A lire si vous avez lu Moby Dick, ça sera un vrai plus.

A lire si vous aimez les écritures métaphoriques, celle-ci en est remplie et c'est un gros atout (pour moi en tout cas) !




Quelques infos sur l'auteur :



Vincent Villeminot est auteur de romans pour les adolescents et les adultes.

Après avoir été diplômé de sciences politiques Paris, il étudie également au Centre de formation des journalistes (CFJ), en 1994. Ses études terminées, à l'âge de 22 ans, il part au Caire en Égypte avec son épouse où il participe à la création d'une université d'enseignement du journalisme français.

En 1996, il revient à Paris où il poursuit son enseignement au CFJ. Après avoir collaboré à plusieurs publications, dont le journal d'insertion "La Rue", il se tourne vers l'écriture romanesque.
Son premier livre, "Anatole n'aime pas l'école", paraît en 2002 aux éditions Fleurus.

C'est à Evian dans les Alpes françaises, sur les bords du Lac Léman, qu'il exerce son activité d'auteur à plein temps.

Il signe près d'une quinzaine d'ouvrages destinés aux enfants et aux adolescents, alliant humour, pédagogie et sensibilité. Il s'intéresse également à la question de la famille et signe un livre d'entretiens avec le psychologue et psychanalyste Jacques Arènes, "Aux femmes de ces pères pas encore parfaits" (2005).
Journaliste, spécialiste des questions d'éducation, il est aussi l'auteur de "Mon enfant entre au collège" (2009) et de "Mon enfant entre à l'école maternelle" (2010).

En 2009, il se dirige vers une nouvelle orientation littéraire en coécrivant avec Christine Pedotti : "La longue patience du sanglier", un thriller pour adultes.
La trilogie "Instinct" (2011-2012, Nathan) marque une étape importante dans son travail : ces trois romans de métamorphoses, sombres, horrifiques, lumineux, dans les montagnes d’Europe et d’Amérique, flirtent avec des genres apparemment irréconciliables, comme le gothique, le Thriller ou le récit de voyages.

Il est l'un des quatre créateurs de la série chorale "U4" ("Stéphane", 2015, "Contagion", 2016) chez Nathan. Il a également cosigné deux romans graphico-détonnants avec Yann Autret : "Ma famille normale contre les zombies" (2015), "Ma famille normale contre les yétis" (2015).
Source : Babelio



mercredi 7 novembre 2018

Nos vies en mille morceaux




Détails :
Auteur : Hayley Long
Nombre de pages : 325
Editions : Gallimard
Genre : jeunesse


Résumé :
Comment reprendre goût à la vie quand on a tout perdu? Le cheminement de deux frères renversant, chaleureux et tout en finesse Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans s'écroule à la fin de l'été, quand un accident de voiture les laisse orphelins.Installés à New-York depuis peu ils sont d'abord recueillis par Blessing, collègue bienveillante de leurs parents. Puis à l'autre bout du monde, dans une petite ville du pays de Galles, chez un oncle et une tante qu'ils ne connaissent pas. Dylan veille sur son petit frère comme sur la prunelle de ses yeux, tandis que Griff sort de son isolement grâce à l'affection de son entourage et aux amitiés qu'il commence à nouer. Dylan, de son côté, trouvera-t-il la paix intérieure?






Mon avis :
Un roman jeunesse avec un thème aussi fort que le deuil est un roman qu'il ne faut peut-être pas mettre entre toutes les mains.

Dans cet ouvrage, nous faisons connaissance avec deux frères Griff et Dylan. Ils sont jeunes et insouciants. Ils profitent de la fin de l'été avec leurs parents jusqu'au moment de l'accident. Celui qui va changer leur vie à jamais.

Nous les suivons alors dans leur reconstruction. Elle n'est pas simple évidemment et ils croiseront sur leur chemin différentes personnes. Au départ ils iront chez une collègue de leurs parents. L'attachement sera fort et l'heure du départ sera déchirante mais ils doivent partir retrouver un peu de leur famille.

Le dénouement est presque aussi terrible que le démarrage du livre. J'ai sursauté tellement je ne m'attendais pas à cela.

C'est un roman qui est original ! Il ne tombe pas dans l'exagération des sentiments. Au contraire, il est plutôt comme à la frontière de ce qui peut se dire et ce qui doit rester secret. C'est une histoire qui vous touchera forcément car même s'il s'agit de fiction, la réalité est parfois aussi douloureuse et on a tous besoin d'outils pour affronter nos malheurs.

Comme l'auteur nous le rappelle régulièrement dans le texte : le temps passe toujours.

Vous verrez comme cette phrase restera ancrée en vous. Elle est exactement celle qu'il faut si on y réfléchit un instant. Qui sommes-nous pour empêcher le temps de tourner ?

Alors évidemment la douleur, le manque, le déchirement sont toujours présents mais si à chaque fois on se pose et on se dit "le temps va passer" alors forcément il passera et petit à petit les sensations changeront.

Ce livre résonnera en vous comme l'écho d'une voix délicatement triste. J'ai eu de la peine pour les deux ados mais pas de larmes car l'ensemble est savamment dosé.

Un coup de cœur jeunesse pour ce roman qui a en plus le mérite d'avoir une couverture magnifique !

Quelques infos sur l'auteur :



Hayley Long est diplômée de l'Université d'Aberystwyth en 1992 avec un BA en littérature anglaise. Elle enseigne la littérature en temps partiel.

Lottie Biggs n’est presque pas cinglée est son premier roman jeunesse.

Elle vit aujourd’hui à Norwich.

mardi 6 novembre 2018

Tenir jusqu'à l'aube






Détails :
Auteur : Carole Fives
Nombre de pages : 192
Editions : Gallimard (l'arbalète)
Genre : Contemporain


Résumé :
« Et l’enfant ?
Il dort, il dort.
Que peut-il faire d’autre ? »
Une jeune mère célibataire s’occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l’étouffement, la mère s’autorise à fuguer certaines nuits. A quelques mètres de l’appartement d’abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d’un semblant de légèreté.
Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore.






Mon avis :
Trop court !

Voilà ce que j'ai retenu de cet ouvrage. Il nous fait entrer dans la vie d'une maman solo avec son petit garçon de deux ans. Les complications du quotidien sont bien décrites, les envies de fuir par moment également.

Et cette maman, malgré les fugues nocturnes, je n'ai pas réussi à lui en vouloir. Pourtant c'est mal ce qu'elle fait si on y réfléchit bien. Mais je me suis mise à sa place. J'aurai fait quoi moi ?

C'est la question qui reste suspendue tout au long de la lecture.

Et cette corde qu'elle tire, sera-t-elle assez solide pour tenir le temps dont elle a besoin ? N'est-elle pas déjà en train de s'effilocher ? Pourtant la journée cette corde elle est plutôt très bien rangée dans un placard qu'on ouvre jamais.
Mais dès que les lueurs des réverbères s'immisce dans le logement, elle sort comme par magie on dirait.

C'est un récit dont la fin ne m'est pas apparue avant la fin justement car je ne prêtait attention qu'à cette maman solo. Ce qui était une erreur car si elle est bien le personnage central, ce n'est pas forcément elle retiendra votre attention finale.

J'ai été agréablement surprise par cette oeuvre.
Premier récit que je lisais de Carole Fives et dans lequel j'ai trouvé une belle qualité. Elle sait manier les émotions car je n'ai pu rester insensible à cette vie racontée mais je gardais aussi à l'esprit que ce qui se tramait ne se faisait pas dans la réalité (enfin c'est ce que j'ai envie de croire mais je ne suis pas complètement naïve rassurez-vous).

J'ai trouvé ce livre trop court car à mon avis il y avait surement encore beaucoup à explorer pour cette famille mais aussi sur l'entourage. J'aurai voulu en savoir plus sur leur avenir et sur leurs comportements notamment. Je l'ai fini en me disant "oh dommage elles sont où les pages manquantes".

Mais attention, c'est un très bon roman et il est d'actualité. Il porte sur la féminité, sur la gestion d'une vie solo et sur les défauts de notre société. Il est incitateur à la réflexion c'est sur et certain.




Quelques infos sur l'auteur :





Carole Fives est une écrivaine, chroniqueuse d’art et plasticienne.
Après une licence de philosophie à l'Université de Toulouse et un master d'arts plastiques, elle obtient le diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) des Beaux-arts de Paris.
 Elle a commencé à écrire pour expliquer son travail de peintre et depuis elle n’a plus arrêté.

Son premier livre "Quand nous serons heureux" (2010), publié aux éditions Le Passage, est un recueil de nouvelles dans lequel elle dissèque les travers d’une société en quête de modèles. Elle a reçu le Prix Technikart 2009, présidé par Alain Mabanckou.

En 2012, elle fait paraître son premier roman "Que nos vies aient l’air d’un film parfait", aux éditions Le Passage dans lequel elle évoque avec justesse le sujet délicat du divorce et de la fratrie désunie.

En 2013, Carole Fives obtient une résidence dans le New Hampshire aux États-Unis, et achève l’écriture de son roman "C’est dimanche et je n’y suis pour rien", aux éditions Gallimard, 2015.
Fine portraitiste de la famille contemporaine, elle publie "Tenir jusqu'à l'aube" en 2018.

Après des passages par Paris, Bruxelles et Lille, Carole Fives vit désormais à Lyon où elle partage son temps entre les arts plastiques et la littérature.

site de l'auteure : http://carolefives.free.fr/
page Facebook : https://www.facebook.com/carole.fives

lundi 5 novembre 2018

Atelier d'écriture 7 - Retour aux sources


Chaque semaine, le blog "Bric à book" (lien vers le blog) propose une image. Cette image sert de support pour écrire un texte, ton et genre libres… La publication des textes a lieu le lundi suivant.

Voici donc l'image sur laquelle nous devons écrire cette semaine :


© Tyler Dozier





Retour aux sources


Le bruissement des feuilles sur ma peau, les frissons qui parcourent mon corps mettent tous mes sens en éveil.

La nature m'a acceptée, je suis comme elle, sa sève est encrée en moi et je me fonds tranquillement dans ses feuilles. Je l'écoute !

Elle prend possession de moi petit à petit et me dessine sur le corps ce qu'elle aime tisser : un lien avec la Terre.

Je n'invente rien, nous venons de la Terre !

Y retourner est un geste simple, pas besoin d'y réfléchir c'est inné.
Reprendre possession et rendre hommage à ces odeurs, ces couleurs, ces états d'âme.

Rien n'est laissé au hasard !
Ce qui est à la nature reviendra à la nature, il lui faut juste user de patience pour reprendre ce qui lui appartient. Elle sait qu'elle seule était là au début et que ce sera pareil à la fin.
La confiance est son maître mot.

Je l'accepte telle qu'elle est, la voir prendre mon corps pour son cobaye est un juste retour des choses. Je l'ai, comme des millions d'entre nous, abimée de mon passage terrestre.

Alors j'y retourne, je m'assois et j'attends qu'elle vienne me souffler à l'oreille ce doux son qui m'accompagnera pour entrer en harmonie avec elle.

J'attends qu'elle me libère de mes pensées les plus sombres avec la caresse voluptueuse des arbres de la forêt où je me suis installée.

Je garde encore un peu les yeux ouverts pour voir le mélange des couleurs qui se produit devant moi, le lever du soleil qui essaie de pénétrer la densité verte qui m'entoure.

Je prends une grande inspiration pour sentir pleinement l'odeur perdue dans nos villes polluées.

Et je savoure… j'entre en méditation totale et je laisse la nature faire le reste !

Violaine