mercredi 30 novembre 2016

La suture

Mon aventure pour les explorateurs de la rentrée littéraire s'est terminée par ce livre :








Détails :

Auteur : Sophie Daull
Nombre de pages : 208
Editions : Philippe Rey
Genre : Contemporain


Résumé :


Alors qu’elle vient de perdre Camille, sa fille de seize ans, Sophie Daull se penche sur le passé de sa mère, Nicole, une femme mystérieuse, disparue elle aussi, il y a trente ans. Munie de maigres indices – quelques lettres et photos tenant dans une boîte à chaussures –, elle entreprend de déchiffrer les lieux et paysages où Nicole a vécu, les visages qu’elle a connus, et tente de reconstituer ainsi une existence troublante.
À larges aiguillées joyeuses, poétiques ou bancales, l’auteure va coudre passé et présent, fiction et réalité, grand-mère et petite-fille, dans ce roman en forme d’enquête généalogique, qui vagabonde dans la France de l’après-guerre jusqu’aux années 80.
Se dessine ainsi la figure de Nicole, dont la frêle beauté et la timidité intriguent, porteuse d’une énigme qu’elle semble elle-même ignorer, chahutée depuis l’enfance par les rudesses d’une vie sans ménagement. Nicole, que le lecteur débusquera avec émotion derrière ses larges lunettes et la fumée de ses Gitanes…






Mon avis :


Rendez-vous des 100 pages : 

 Quel délice de retrouver Sophie Daull ! J'avais tellement hâte de la lire à nouveau bien que ses sujets soient délicats et sensibles...Dans ce livre, il est question de sa mère surtout mais sa fille Camille n'est jamais bien loin. J'aime son écriture toute en finesse, toute en poésie et jamais larmoyante. Pourtant il y aurait de quoi parfois mais elle ne s'apitoie pas sur son sort elle cherche plutôt des explications. C'est un vrai bonheur d'ouvrir ce livre et de découvrir page après page les mots subtilement choisis par l'auteur pour exprimer ses émotions !


Mon avis global : 


 On est prévenus, écrire un avis sur un livre qu'on a énormément aimé c'est compliqué !

C'est la deuxième fois que ça m'arrive avec Sophie Daull, mais je suis obligée (sans aucun regret!) d'admettre que la magie opère magnifiquement bien.

En entrant dans la vie de sa mère, Sophie Daull explore une partie intime de sa vie et nous livre des émotions différentes de celles de son premier livre, Camille, mon envolée. Je ne peux pas dire qu'il s'agit de sentiments plus légers mais l'ambiance est différente. J'ai ressenti ce besoin qu'à l'auteur d'avoir des explications, de faire des recherches, de se poser des questions sur un passé assez compliqué à reconstituer. Il reste des parts d'ombre qui auront du mal à s'éclaircir plus les années passent mais malgré tout Sophie Daull trouve un apaisement dans l'écriture de ce livre, c'est l'intuition que j'en ai !

Le premier roman était très profond et certaines étapes du deuil n'étaient pas franchies. Ici, la situation est différente, on ressent tout de suite plus de calme et le voyage entrepris par Sophie Daull est plus posé.
Ce qui est admirable dans son écriture, c'est que l'auteur allie avec sensibilité humour et sentiments plus délicats. Elle a été capable de m'emmener avec elle dans son périple. J'étais la passagère d'un voyage inattendu, un voyage fait de rencontres et d'histoires, une exploration en terre inconnue pour une famille que je ne connaissais pas du tout. J'ai la sensation en quittant le livre que je la connais un peu plus et j'attends une seule chose c'est la date et l'heure du prochain périple à ses côtés.
C'est un livre beau et attachant car Sophie Daull est une femme comme j'aime beaucoup, forte et fragile !
Capable d'émouvoir sans jamais tomber dans l'exagération ou l'envie qu'on pleure sur son sort, Sophie Daull écrit en premier lieu pour elle et c'est surement ainsi qu'elle nous en met plein les mirettes car on ne triche pas avec soi-même !
Finalement son livre est un vrai bonheur littéraire, il est pur et beau !"

On le devinera assez facilement, ce livre est un de mes coups de cœur 2016.

lundi 28 novembre 2016

Treize

Vers la fin de l'été, l'occasion m'a été donnée de découvrir cet ouvrage :





Détails :

Auteur : Aurore Bègue
Nombre de pages : 140
Editions : Rue Fromentin
Genre : Drame


Résumé :


Alice a treize ans. Elle part en vacances avec ses parents et sa sœur Marie, son aînée de trois ans. Sur la côte d'azur écrasée de soleil, la famille retrouve un couple d'amis des parents. Durant cet été, Alice voit Marie changer. Les trois ans qui les séparent lui semblent de plus en plus infranchissables. Sa sœur s'éloigne. Elle observe aussi avec de plus en plus de réalisme le couple que forment ses parents : une mère psychologiquement fragile, instable et un père qui surjoue le bonheur familial pour prétendre que tout est normal. On est jamais aussi lucide qu'à treize ans. Alice comprendra avant tout le monde le drame qui se noue durant ces vacances et qui marquera toute sa vie. Un premier roman fort et émouvant sur l'adolescence, la découverte de la séduction et des faux-semblants.





Mon avis :

Pour ce livre, comme pour "L'heure bleue" lu juste avant, la couverture est trompeuse et annoncerait un livre plutôt positif, plutôt léger et puis lire la 4ème de couverture nous place dans le contexte...

On découvre la vie de l'héroïne, Alice, qui a 13 ans et qui entre elle à son tour dans l'adolescence. Il ne s'agit pas d'une période de la vie facile à passer, on le sait tous. Alors on est touchés par sa pudeur, sa timidité mais aussi son caractère qui commence à apparaître doucement.

La famille de Alice est, comme toute famille, singulière. Avec ses défauts, ses qualités, ses moments de complicité, ses secrets et ses failles. Le texte est beau dans la mesure où il sous-entend les événements sans aborder la partie sombre de but en blanc. L'auteur nous décrit un moment mais finalement ce qui nous importe c'est ce que chaque membre de la famille en fera. En cela c'est un exercice réussi je trouve !

Je remercie les 68 premières fois car ce livre a été une belle découverte malgré le sujet délicat.



vendredi 25 novembre 2016

L'heure bleue

Une nouvelle découverte des "68 premières fois" :






Détails :

Auteur : Elsa Vasseur
Nombre de pages : 245
Editions : Robert Laffont
Genre : Contemporain


Résumé :

Zoé se sent toujours responsable à dix-sept ans de la mort accidentelle de son petit frère Nino, dix ans auparavant. Elle ne parvient pas à surmonter sa culpabilité ni à renouer le contact avec sa mère, qui vit en résidence psychiatrique depuis l’accident. Lorsque Lise, une camarade de terminale, l’invite à passer l’été en Grèce pour s’occuper de son neveu Ben, Zoé accepte sur un coup de tête. Elle se retrouve alors plongée dans l’intimité de la flamboyante famille Stein où règnent les non-dits et les faux-semblants.


Mon avis :

En recevant ce livre, j'avais hâte de m'y mettre car le sujet m'intéressait et promettait des secrets, de la réflexion, des sentiments, une intrigue.

Effectivement, le début est assez prometteur et nous pose un univers particulier. Celui d'une famille qui n'a pas encore totalement fait le deuil d'un enfant. Zoé la sœur aînée, a besoin d'air et de retrouver une vie normale. Elle suivra donc Lise une camarade de classe en vacances avec sa famille. La famille de Lise vit elle dans l'opulence et la richesse.

Ce que Zoé n'a pas su capter tout de suite c'est que chaque famille a son histoire et donc ses secrets.

On découvre la mise en confrontation de deux univers totalement opposés. Zoé est de famille plutôt modeste alors que celle de Lise est riche. Forcément cela va créer des clivages mais la leçon de ce livre montre aussi qu'on peut changer dans la vie.

C'est un premier roman bien écrit mais je pense que les personnages manquent un peu de profondeur. On survole chacun sans s'attacher particulièrement. C'est ce qui m'a embêtée dans ce roman.



mercredi 23 novembre 2016

Toujours Maudit !


Une lecture qui fait du bien, la voici :







Détails :

Auteur : David Safier
Nombre de pages : 368
Editions : Presses de la Cité
Genre : Comédie


Résumé :

Damned, ça recommence !
Quelle sale journée pour Daisy ! Ça commence avec ses colocataires, qui lui réclament les loyers impayés. Ensuite, elle rate son audition pour le prochain James Bond et, pour finir, elle s'écrase contre un camion ! Et avec Marc Barton, par-dessus le marché, l'acteur le plus désagréable qu'elle ait jamais rencontré. Il faut dire que Daisy n'est pas un cadeau, elle non plus. Avec un tel karma, en quoi ces deux-là auraient-ils pu se réincarner, sinon en fourmis ?
Ça ne se passera pas comme ça ! Tour à tour poissons, oiseaux, escargots, ils sont bien déterminés à gravir aussi vite que possible les échelons de la réincarnation pour reprendre forme humaine et empêcher le mariage du meilleur ami de Daisy et de l'ex-femme de Barton... Pas une mince affaire quand on a d'aussi mauvais caractères !

Après Maudit Karma, on retrouve avec plaisir la réincarnation à la sauce Safier, avec deux personnages aussi insupportables qu'attachants. Une comédie à la fois drôle, tendre et irrésistiblement déjantée !





Mon avis :

Avant tout je remercie beaucoup les Presses de la Cité qui m'ont permis de découvrir le nouveau roman de David Safier.
Ayant beaucoup aimé Maudit Karma, j'étais ravie de découvrir les nouveaux personnages et la plume de David Safier. Et la couverture est vraiment rigolote, on se demande ce que vient faire le panda d'ailleurs.

Je me suis tout de suite remise en mode "détente totale" avec ce livre. Daisy est une jeune femme juste incroyable. J'ai eu plusieurs sentiments à son égard au cours de la lecture, attachement, agacement, questionnement...A elle toute seule, elle cumule gaffes et compagnies.

Elle sera accompagnée dans sa réincarnation d'un comédien tellement imbu de lui-même qu'il mettra du temps à comprendre ce qui lui arrive et surtout pourquoi devrait-il se remettre en cause alors que tout est la faute de Daisy ?

On retrouve alors les deux personnages dans des situations parfois loufoques mais qui nous donnent le sourire et ainsi de fil en aiguille on les verra évoluer.

J'ai trouvé cette lecture super agréable car elle allie le rire, le doute, les rebondissements, l'attachement aux personnages et la remise en question.

Ce livre nous laisse aussi imaginer en quoi nous pourrions nous réincarner si nous devions revenir... à savoir que plus on a du mauvais karma et plus nous serons une petite bête insignifiante. Le chemin est parfois long avant de pouvoir regagner la confiance et générer du bon karma !

Je conseille !

lundi 21 novembre 2016

Comme neige


Un livre de la sélection de janvier des 68 premières fois :








Détails :

Auteur : Colombe Boncenne
Nombre de pages : 120
Editions : Buchet Chastel
Genre : Contemporain


Résumé :


C'est à la maison de la presse de Crux-la-Ville, au fond d'un vieux carton, que Constantin Caillaud découvre Neige noire, un titre inédit d'Émilien Petit dont il croit pourtant avoir tout lu. Sa trouvaille est d'autant plus précieuse qu'elle lui donnera l'occasion rêvée de recontacter Hélène, sa maîtresse évanescente qui lui a fait comprendre et aimer l'oeuvre de Petit.
Mais, au moment de la retrouver pour lui confier le livre-sésame, il ne parvient plus à mettre la main dessus. Il cherche innocemment sur la toile : aucune trace de Neige noire. Il s'adresse à l'éditeur : ce titre n'est pas au catalogue. Il écrit alors à l'auteur et à ses amis écrivains : tour à tour Jean-Philippe Toussaint,
Olivier Rolin, Antoine Volodine, Patrick Kéchichian ou encore Edouard Launet. Participation exceptionnelle de ces grandes figures du monde littéraire ! Ils s'émeuvent de la supercherie. Mais quelle supercherie ? Constantin n'entendait tromper personne et pourtant le point final de cette épopée pourrait bien laisser penser que le lecteur s'est fait manipuler.





Mon avis :


Comme neige est un petit livre rempli de fantaisie, de bonne humeur, d'imaginaire et de supercherie.
Constantin Caillaud, comptable de métier, nous fait vivre une aventure hors du commun. Il a lu un livre qui, pour lui, serait un inédit de Emilien Petit, auteur qu'il affectionne. Mais lorsqu'il veut en parler, impossible de remettre la main sur cet ouvrage. Ainsi on part dans le tourbillon de la quête du Graal pour Constantin. Il en fera une obsession !


Je me suis laissée emportée dans les dédales de la vie d'un livre qui n'existe pas ou disons pas comme le lecteur / auteur ? l'imaginait.
Je pense que beaucoup de lecteurs rêverait d'écrire un livre sans forcément se l'avouer, alors quand l'opportunité se présente, l'attrape t'on ?

Colombe Boncenne signe un premier roman vraiment très joli, une belle histoire qui allie les sentiments, la passion et une éventuelle vérité !

J'ai beaucoup aimé cette lecture ! Merci les 68 .


vendredi 18 novembre 2016

Les pommiers fleurissent aussi en hiver

Voici un livre découvert grâce à la gentillesse et la générosité de l'auteur, que je remercie beaucoup :





Détails :

Auteur : Aubry Françon
Nombre de pages : 166
Editions : Edilivre
Genre : Contemporain


Résumé :

« Poussé par une incontrôlable frénésie, il s'empara du pli pour le décacheter fiévreusement. Un ouvrage jauni et corné surgit entre ses doigts. Il caressa doucement le recueil, laissant glisser sous ses phalanges les multiples nervures qui parsemaient la couverture craquelée. La gorge serrée par l'émotion, il lut lentement le titre du volume qui se détachait en lettres grises sur fond beige. Il savoura avec délice le moment où, sous son regard, se dévoilèrent son prénom et son nom. Il ouvrit le livre à peu près en son milieu, confiant au hasard le soin de décider de la page qui allait s'offrir à lui. Le papier râpeux et de médiocre qualité produisit un froissement, et André s’absorba dans la lecture d'un extrait. »







Mon avis :

Je remercie avant tout l'auteur d'avoir pris contact et de m'avoir proposé de lire son ouvrage. Le résumé me plaisait car j'ai pensé que j'allais plonger dans une intrigue mêlant le passé (ouvrage jauni et corné) et le présent.

André est un homme légèrement écrasé par la routine d'une vie quotidienne remplie notamment par son travail et qui ne laisse entrevoir que des journées sans surprises, sans saveurs.

Mais ça c'est la partie théorique du roman, celle qui nous plante le décor et pourrait nous laisser croire qu'on va s'ennuyer. En pratique, il n'en est rien !
En apparence, ce qui pourrait nous sembler un grain de sable va bel et bien transformer la vie de André.

Il va (re)découvrir une partie enfouie de son passé et son questionnement va l'amener à repenser sa vie. Parfois il est nécessaire de repartir à zéro et construire quelque chose qui nous ressemble réellement. André va comprendre qu'il est temps de renouer avec ses rêves d'autrefois.

J'ai beaucoup aimé le personnage de André, capable de se remettre en question et de laisser ses à prioris de côté. Il est à la fois énigmatique et attachant. A certains moments on comprend qu'il est  On veut percer ses mystères et évoluer à ses côtés. Ca me plaît beaucoup !

Au niveau de l'écriture de l'auteur, j'ai apprécié le fait que le vocabulaire soit plutôt recherché mais accessible.
J'ai trouvé que Aubry Françon connaissait très bien son sujet, qu'il nous faisait également découvrir sa région et c'est surement ce qui donne à la lecture un ouvrage dynamique, fluide, bien construit et enrichissant.

Une très belle lecture !

mercredi 16 novembre 2016

La famille Cerise, tome 1 : Gare aux canards !


Pour l'opération Masse critique spéciale jeunesse, j'ai été sélectionnée pour lire cet ouvrage :






Détails :

Auteur : Pascal Ruter
Nombre de pages : 144
Editions : Didier Jeunesse
Genre : Jeunesse


Résumé :
Zouille et Yoyo Cerise, les jumelles qui n’ont jamais froid aux yeux, et leurs amis Max et Papillon, piaffent d’impatience. La kermesse va bientôt ouvrir ses portes et tout le village s’y presse… Leur instituteur aussi. Les quatre enfants l’observent longuement s’essayer à la pêche au canard. Mais pourquoi est-il si maladroit ? Et pourquoi ne parle-t-il que de canard en classe le lendemain matin ? Et tous les jours suivants ? Max va vite comprendre les sentiments de son instituteur pour la jeune fille de la kermesse. Les quatre inséparables décident alors de la retrouver !




Mon avis :

Il s'agit d'un livre jeunesse destiné aux enfants à partir de 8 ans.
Nous arrivons en pleine fête foraine en compagnie de 4 enfants (Zouille, Yoyo, Max et Papillon) qui s'adorent. Ils jouent, s'amusent et rigolent tout en observant leur instituteur qui s'essaie en vain à la pêche au canard. L'imagination des enfants étant plutôt développée, ils se disent qu'ils doivent agir pour retrouver la dame qui met autant en émoi leur maître.

Nous les suivons donc dans leur recherche et cela donne des moments très sympas. On les voit complices, puis douteux, puis soucieux d'aider leur instit. J'ai trouvé l'écriture vraiment agréable et la construction du récit très bien faite. On suit facilement la petite équipe dans son enquête et nous aussi on aimerait bien retrouver la jeune femme dont l'instituteur est tombé amoureux.

Le texte est agrémenté de dessins et je trouve ça intéressant pour les enfants. Cela leur permet de lire le texte tout en étant un peu guidé dans leur imagination par les dessins de personnages ou de situations. Les personnages sont marrants, plein de vie et donnent le sourire. Les parents des jumelles ont décidé de rester habiter dans leur roulotte près du lac et j'ai trouvé ça super. De quoi donner à rêver aux lecteurs ! Evidemment, il y a la jeune fille empêcheuse de tourner en rond qui rêve surement secrètement d'intégrer la bande. Comme ce n'est pas possible elle cherche à leur mener la vie dure.

Pour terminer, je trouve que c'est une jolie lecture jeunesse et je pense que je suivrai les prochaines aventures des 4 enfants !
Je remercie les éditions Didier Jeunesse, l'auteur et Babelio pour cette découverte.