lundi 19 septembre 2016

Le Carré des allemands


Nouvel épisode des "68 premières fois" :






Détails :

Auteur : Jacques Richard
Nombre de pages : 144
Editions : de la Différence
Genre : Contemporain


Résumé :


C'est un portrait double que dresse en cinq carnets brefs celui qui dit « je » dans cet étrange et envoûtant roman. Le fils parle de son père : « Qu'a-t-il fait à la guerre, Papa ? – Il s'est engagé à dix-sept ans. Il ne faut pas parler de ça. » Et à travers le père, le fils parle aussi de lui : « Tous les moi que je suis, enchâssés l'un dans l'autre depuis le tout premier. »

Au fil de phrases courtes saisies entre des silences, s'écrit l'histoire d'un homme, ni pire ni meilleur que tant d'autres, happé par l'Histoire, entraîné à tuer sans savoir s'il a vraiment choisi.

Ce « Journal d'un autre » pourrait bien être le « Journal de tous les autres » et ce n'est pas la moindre prouesse de ce livre dense et poignant.









Mon avis :


L'aventure des 68 premières fois est riche en émotions en tout genre !

Ici on se retrouve dans un coin sombre, très sombre de l'Histoire. La seconde guerre mondiale, on le sait, a fait de nombreux dégâts. Dans ce livre l'auteur livre le témoignage de personnes (le narrateur n'est pas clairement défini) dont un enfant qui évoque l'engagement de son père dans les Wafen SS. C'est assez particulier et plutôt dérangeant par moments car on ne sait pas exactement qui écrit. J'ai eu du mal parfois à m'y retrouver mais le sujet central était lié à la transmission d'un passé compliqué dans un contexte historique chargé.

Comment peut-on transmettre mais aussi recevoir un si lourd passé ? Les descendants sont "obligés" de subir les choix de leurs aînés et certains sont douloureux, et reviennent sans cesse hanter les familles.

Ce livre m'a marqué car il fait état de choix que je ne comprends pas mais à la fin de la lecture on se rend aussi compte que parfois les décisions s'imposent et ne dépendent pas de nous.

Un livre qui laisse perplexe.

J'ai du mal à dire que j'ai aimé ou pas car l'écriture est belle et marquante, pour le reste il m'a fallu prendre du recul et digérer ! J'aime les écrits qui évoquent la Seconde Guerre Mondiale car j'ai envie de comprendre, d'analyser comment le Monde en était arrivé à être en guerre. Je suis ravie d'avoir découvert celui-ci car il me permet d'avoir une autre approche.



mardi 13 septembre 2016

Conversations avec mon chat

Un grand merci aux éditions Presses de la Cité pour m'avoir envoyé ce livre :





Détails :

Auteur : Eduardo Jauregui
Nombre de pages : 352
Editions : Presses de la Cité
Genre : Contemporain


Résumé :

Sara a presque quarante ans et des tas de problèmes... jusqu'au jour où elle rencontre un chat qui parle. Chaque matin, Sara se réveille avec la nausée. Enceinte ? Impossible, cela fait bien trop longtemps que son compagnon ne l'a pas approchée. Surmenée ? Plus probable. D'ailleurs, le matin même où elle doit présenter un dossier important au travail, elle se met à avoir des hallucinations : Sybille, un drôle de chat abyssin, vient frapper à sa fenêtre et lui parle. Et pas pour dire n'importe quoi ! L'animal lui pose des questions étonnamment sensées : est-elle vraiment heureuse ? Qu'attend-elle de la vie ? La psychatnalyse commence !



Mon avis :

Mes deux passions réunies, c'est une belle aubaine ! J'étais ravie de recevoir ce livre à la couverture reposante et à la quatrième de couverture prometteuse.

Et je me sens moins seule, oui mes chats parlent aussi. Non je ne comprends rien mais peut-être que je n'ai pas eu le même décodeur que Sara qui elle a su entrer pleinement dans la relation avec son chat Sybille.

Effectivement, lorsque Sibylle apparaît et surtout parle, on est surpris. Mais on s'habitue vite à ses bons conseils. Elle guide Sara vers les réponses aux questions qu'elle ne se pose pas encore mais qui vont changer sa vie. Tout sera remis en cause mais quel effet ! On découvre Sara dans un moment plutôt compliqué de sa vie et on la suit dans son cheminement personnel vers un nouveau bonheur. Tout est possible quand on accepte d'ouvrir les yeux et se laisser guider par ce qui nous entoure. Sara a eu du mal à lâcher prise et laisser Sybille lui montrer le chemin mais finalement une jolie relation est née et a permis à Sara de découvrir sa vraie nature. L'ensemble du livre est réussi car je n'ai pas eu de moments plus ennuyeux que d'autres, j'ai apprécié les conseils, les idées de Sybille pour se reconnecter à l'univers d'une manière moins matérialiste.

J'ai souvent comparé Sybille à mes chats. Ils sont souvent près de moi quand il faut et j'ai la chance (ou pas) d'avoir deux pipelettes !

J'ai passé un super bon moment de lecture, c'est un livre optimiste et qui donne envie d'aller rejoindre Sara et Sybille pour une balade en pleine nature et savourer l'instant présent ! Un livre feel-good juste comme il faut. Il y a des moments de doutes, des moments de tristesse, mais surtout il y a des moments de joie et d'amour.

Un grand merci aux Presses de la Cité pour ce super moment de lecture.

mercredi 7 septembre 2016

Le monde entier

J'ai continué l'aventure des "68 premières fois" avec ce livre :




Détails :

Auteur : François Bugeon
Nombre de pages : 176
Editions : du Rouergue
Genre : Contemporain


Résumé :

« Chevalier préférait aller à son travail en Mobylette quand il faisait beau, et il portait toujours le même casque, orange, sans visière. Ce jour-là, il avait sur le dos une chemise à manches courtes que le vent de la course faisait flotter autour d’un genre de bermuda. De loin, on voyait d’abord le blanc livide de ses mollets, puis son ventre laiteux que la chemise découvrait par saccades. »
Il n’y a pas de femme dans la vie de Chevalier, pas qu’on sache en tout cas. De même qu’il n’y a pas beaucoup de tendresse entre sa mère et lui. Pourtant, il n’a jamais eu l’envie d’aller s’installer ailleurs que dans ce village où il a grandi, où il aime aller pêcher dans les étangs, avec son vieux copain Ségur. Jusqu’à ce soir d’août où son chemin a croisé une voiture renversée sur le bord de la route…
Dans ce premier roman d’une grande délicatesse, François Bugeon saisit une vie au moment où elle bascule.



Mon avis :

De nouveau un livre que je n'aurais surement pas lu sans les 68 premières fois et ça aurait été dommage. La couverture ne m'apprenait pas beaucoup de choses sur ce qu'il y avait à l'intérieur...

L'histoire nous raconte la vie quotidienne, la routine de Chevalier qui vit seul. On ne comprend pas trop d'ailleurs car il est gentil, serviable (trop peut-être) et doux. On n'est pas embarqué tout de suite dans l'histoire puisque rien ne laisse présager que la vie de Chevalier puisse basculer.

Jusqu'à ce moment où le destin se met en marche et décide de bousculer les habitudes de tout ce petit monde qui gravite autour de Chevalier.

Une jeune fille débarque donc dans sa vie et là c'est un peu le chamboulement. Les habitudes sont mises à rude épreuve, les caractères de certains se dévoilent, les sentiments aussi.

C'est ce tour de force de François Bugeon qui fait qu'on s'attache à l'histoire. Je me suis un peu surprise à trouver ce livre super alors que ce n'était pas gagné et puis l'écriture et l'histoire ont eu raison de moi. Je n'en fais pas un coup de cœur mais il me laisse un très bon souvenir de lecture.

Je vous recommande ce premier roman.


vendredi 2 septembre 2016

Giboulées de soleil


68 premières fois, épisode 12 :







Détails :

Auteur : Lenka Hornakova Civade
Nombre de pages : 340
Editions : Alma Editeur
Genre : Contemporain


Résumé :


Dans un style ample et tendre et des dialogues presque naïfs, Lenka HORNÁKOVÁ-CIVADE relate dans ce premier roman l’histoire d’une lignée de femmes bâtardes en Tchécoslovaquie de 1930 à 1980. Elles s’appellent Magdalena, Libuse et Eva et partagent le même destin : de mère en fille elles grandissent sans père. Mais de cette malédiction, elles vont faire une distinction. Chacune a sa façon, selon sa personnalité, ses rêves, ses lubies, son parler et l’époque qu’elle traverse. Malgré elles, leur vie est une saga : Magdalena connaîtra l’annexion nazie, Libuse les années camarades et Eva la fin de l’hégémonie soviétique. Sans cesse des imprévus surgissent, des décisions s’imposent, des inconnus s’invitent. À chaque fois, Magdalena, Libuse et Eva défient tête haute l’opinion, s’adaptent et font corps. Au fond, nous disent-elles, rien n’est irrémédiablement tragique, même les plus sombres moments. Ces héroïnes magnifiques, Lenka HORNÁKOVÁ-CIVADE les magnifie encore par son écriture solide et douce, brodée, ourlée, chantante. Moqueuse aussi lorsque la kyrielle de personnages secondaires – paysans, apparatchiks, commères… le requiert.







Mon avis :

Ce livre présente le portrait de 3 femmes nées en Tchécoslovaquie à des époques différentes. Une lignée de femmes de caractère, qui n'ont pas de repères masculins dans leur entourage puisque le Père est inexistant pour chacune d'elles. Elles vivent selon leurs époques, avec courage, envie et solidarité. L'union fait la force comme dit le proverbe !

Avec ce livre je suis partie dans un autre pays, un pays totalement inconnu. Ces 3 femmes m'ont fait découvrir un nouvel univers et aussi 3 caractères plutôt affirmés.

J'aime ces livres où la femme et son humilité est mise en avant. Etre née de père inconnu est pas ce qu'il y a de plus évident pour démarrer dans la vie mais elles ont su en faire une force et presque une fierté. Elles devront faire des choix mais gardent toujours en tête de trouver le positif malgré la situation.

L'écriture est particulièrement jolie, les phrases s'enchaînent avec fluidité, les propos sont limpides. On ne dirait pas que l'auteur est en France seulement depuis les années 90 tellement son phrasé est agréable, précis et très juste.

Une bonne lecture !



lundi 29 août 2016

En attendant Bojangles

Pour l'opération "68 premières fois", j'ai pu découvrir un livre dont on entend beaucoup parlé :



Détails :

Auteur : Olivier Bourdeaut
Nombre de pages : 160
Editions : Finitude
Genre : Contemporain


Résumé :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.



Mon avis :

J'étais ravie de découvrir ce livre puisqu'on entendait beaucoup parler de lui et j'étais aussi attirée par la couverture.

Je suis entrée rapidement dans la lecture de cette oeuvre peu ordinaire. Une famille un peu foldingue qui envoie promener tous les codes sociaux habituels et qui vit ! Waouh ce n'est pas banal ...

Il y a beaucoup de poésie, de tendresse et d'amour dans cette famille. Ils sont tous attachants même cette femme / mère / épouse qui cherche toujours un moyen d'être la plus originale possible et qui veut à tout prix que l'amour et la fête dominent chez elle.

Jusqu'au jour où tout devient impossible et l'irréparable arrive ! L'amour sortira vainqueur surement mais avec quels sacrifices !

Ce roman se lit vite et on en voudrait encore un peu pour espérer voir la magie fonctionner plus encore. L'écriture est jolie, douce et agréable bien que finalement le fond soit sombre et triste


mercredi 24 août 2016

Une famille normale

L'opération "68 premières fois", épisode 10 :




Détails :

Auteur : Garance Meillon
Nombre de pages : 240
Editions : Fayard
Genre : Roman contemporain

Résumé :

Cassiopée et Damien ne font l’amour que le mardi, quand les enfants ont leurs activités parascolaires. Lucie aussi fait l’amour le mardi, pendant que ses parents la croient à son cours de danse. Et Benjamin dessine le système solaire sur les murs de sa chambre.
Mais pourquoi Cassiopée se montre-t-elle irrémédiablement incapable de pleurer, même à la mort de sa propre mère ? Et quelle lubie prend soudain Damien de vider l’appartement de la moitié de ses meubles ?
On se parle peu, et sans doute se comprend-on encore moins. Mais on donne le change. Jusqu’à quand ?
Garance Meillon est scénariste et réalisatrice. Elle livre ici une plongée sensible, dure et drôle, dans la cellule pathogène qu’est la famille, qui pose avec humour et violence les questions de l’amour, de l’affranchissement et de la transmission.
Une famille normale est son premier roman.



Mon avis :

J'ai découvert ce livre dans le cadre des 68 premières fois. Surement qu'il serait passé inaperçu pour moi sinon.

On entre dans cette histoire en gardant à l'esprit qu'il y a un secret, une difficulté dans la vie de Cassiopée, une des protagonistes. En effet, on la sent plutôt hostile aux émotions. Elle ne pleure pas. Son mari essaiera de la faire réagir comme il pourra sans obtenir de solutions miracles non plus.

Mais comme souvent, les enfants réussiront là où les adultes n'arrivent pas ou plus. Par leurs actes, ils amèneront les parents à réfléchir et ainsi peut-être inverser la tendance !

J'ai trouvé l'histoire intéressante et plutôt un bon moment de lecture mais il m'a manqué quelque chose pour qu'elle reste mémorable à mon sens.

L'écriture est plutôt fluide et agréable mais j'avais régulièrement envie de dire à Cassiopée de regarder autour d'elle ce qui se passait et d'agir surtout !






mercredi 3 août 2016

Seulement si tu en as envie

Grâce à Livraddict et aux Editions Michel Lafon, j'ai pu découvrir ce roman :






Détails :

Auteur : Brunon Combes
Nombre de pages : 281
Editions : Michel Lafon
Genre : Romance contemporaine


Résumé :

Il l’attend depuis toujours...elle ne l’a pas vraiment oublié !
Ils se sont connus à seize ans, sur les bancs du lycée d’Arcachon, puis chacun a fait sa vie de son côté.
Camille est devenue une brillante avocate parisienne, Stephen vit de sa passion des livres entre Londres et Paris. Ils n’auraient jamais dû se revoir, mais le hasard en a décidé autrement.
Les souvenirs s’entrechoquent, laissant apparaître les failles de l’attente et du désir.
Leur histoire aurait pu être banale, jusqu’à ce que Camille découvre les pages blanches du « manuscrit inachevé ».



Mon avis :

Je voulais découvrir ce livre car la couverture était terriblement attirante et le résumé rajoutait une envie de partir dans une jolie histoire.

J'ai commencé la lecture rapidement et avec intérêt. Je recherchais la romance et l'histoire d'amour qui se finit bien.

On trouve bien de la romance et je me suis attachée au personnage de Camille car elle représente une femme très active, qui a une vie professionnelle bien remplie et également une vie de famille à gérer. Aucune place à la fantaisie si on peut dire ! Son mari est un homme très actif qui ne fait pas attention à sa femme, il considère qu'elle sera toujours à ses côtés... Camille a aussi des amies proches qu'elle voit toutes les semaines, elle peut ainsi s'évader des obligations diverses et profiter un peu de la vie ! 

Régulièrement le week-end Camille rejoint son mari chez ses beaux-parents. Elle y va d'ailleurs plus pour leurs domestiques que pour eux. Ceux-ci lui apporte l'affection et l'attention qu'elle recherche.  On a beau avoir une vie remplie, s'il manque cet ingrédient qu'est l'amour (qu'il soit pour un conjoint, pour sa famille ou pour ses amis) on court toujours à sa recherche.

Un jour, le passé refait surface pour Camille et c'est là l'élément déclencheur de l'histoire. Celui qui  fait tout remettre en question. Elle retrouve des sensations oubliées, perdues. Elle va devoir faire des choix, se poser les bonnes questions pour que sa vie avance.

On est ici complètement dans une romance, il n'y a pas de grande surprise ou de suspens. C'est un livre qu'on lit rapidement car malgré tout on veut savoir quelle sera la fin et si elle correspondra à ce qu'on en attend.

L'écriture est plutôt jolie, le style rythmé même si j'ai trouvé un peu longs certains passages descriptifs de la vie quotidienne de Camille. Je ne sais pas si une suite existera mais je me dis que la fin du récit en laisse la possibilité.

Je suis contente d'avoir découvert ce roman et je ne manquerai pas de suivre l'auteur. Je remercie donc les éditions Michel Lafon et Livraddict.