jeudi 11 octobre 2018

37, étoiles filantes




Détails :
Auteur : Jérôme Attal
Nombre de pages : 324
Editions : Robert Laffont
Genre : Historique


Résumé :
Sous le ciel étoilé de Paris, un jour de 1937, Alberto Giacometti n'a qu'une idée en tête : casser la gueule à Jean-Paul Sartre ! C'est cette histoire, son origine et sa trépidante conclusion, qui sont ici racontées." Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d'arriver, mais dans l'autre sens, en direction de la station de métro Edgar Quinet. Rapidement, il repère la silhouette tassée de Jean-Paul, petite figurine de pâte à modeler brunâtre qui avance péniblement à la manière d'un Sisyphe qui porterait sur son dos tout le poids du gris de Paris et qui dodeline à une vingtaine de mètres de distance, manquant de se cogner, ici à un passant, là à un réverbère. "Ah, te voilà ! Bousier de littérature ! Attends que je t'attrape, chacal !' "Une comédie tourbillonnante constellée de pensées sur la création et de rencontres avec des femmes espiègles, mystérieuses et modernes.






Mon avis :
Découvrir Paris juste avant la guerre, dans le milieu artistique qui plus est semble un thème original et divertissant. Mettre en scène des personnages historiques de manière romancée et nouvelle est une idée riche car elle attire ainsi le lecteur. La couverture du livre donne aussi à penser que l'insouciance est encore de mise à cette époque.


Les heures sombres de la France n'ont pas encore sonnées et ainsi Jean-Paul Sartre a encore de beaux jours devant lui. Oui, mais si justement la guerre n'est pas déclarée à l'échelle mondiale, il se pourrait qu'elle le soit envers sa personne.


Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Jean-Paul Sartre que tout est permis et lorsque Alberto Giacometti apprend les critiques dont il est la victime, cela va chambouler le quotidien de l'écrivain.


Heureusement pour lui, une femme arrivera et fera diversion bien malgré elle.


J'ai trouvé ce roman un peu compliqué au démarrage le temps de m'habituer aux personnages puisque certains ne sont cités que par leur prénom et donc il m'a fallu repérer plus précisément chacun pour poursuivre facilement la lecture. Une fois imprégnée dans le roman j'ai trouvé plaisir à lire les aventures des héros. Si je me suis parfois un peu perdue c'est de ma très grande faute car ma  maîtrise historique de l'époque d'avant-guerre est moyenne mais l'ensemble est plutôt cohérent et surtout très bien écrit. A l'inverse mes lacunes en histoire ont pu être réparées pour certaines puisque j'ai appris des informations dans ce roman et qu'ensuite ma curiosité fait que j'ai cherché à mieux comprendre comment fonctionnait la société, et notamment le milieu artistique dans les années 30.


J'ai trouvé que Jérôme Attal jouait beaucoup avec la langue française et ce n'est absolument pas pour me déplaire. Il fait aussi la part belle à ce qu'était la France avant les tourments que nous lui connaissons et cela redonne aussi une certaine confiance. Certaines périodes sont plus ou moins occultées en fonction des événements qui ont perturbé la société et finalement Jérôme Attal rend hommage à ceux et celles qui ont fait aussi de la France un pays d'amour, de fête, de débats intellectuels etc.


C'est un bon moment de lecture.


Quelques infos sur l'auteur :




Jérôme Attal est écrivain, mais également parolier, scénariste, acteur, auteur-compositeur-interprète et il tient aussi un journal en ligne depuis 1998.
En 2016 "Les jonquilles de Green Park" reçoivent le prix littéraire La petite cour/L'île aux livres 2016. Et le prix spécial La Griffe Noire / Saint-Maur-en-poche 2016 pour l'ensemble de son œuvre.
 Il est le petit-fils du peintre belge Jacques Collas.
 http://jerome.attal.pagesperso-orange.fr/

mercredi 10 octobre 2018

Elsa, la reine despote !






Détails :
Auteur : Catherine Aliotta - Ewen Blain
Nombre de pages : 40
Editions : Langue au chat / collection : Souris à la vie
Genre : jeunesse


Résumé :
Elsa est belle, grande et intelligente, c'est vraiment la reine de l'école ! Si bien que lorsqu'elle décide d'ennuyer quelqu'un, tout le monde la suit… 
Dans ce titre, qui évoque le harcèlement, une petite souris maligne va conscientiser puis aider la petite harceleuse à gérer son mal-être pour retrouver l'harmonie et la joie de vivre avec les autres.Dans ce titre, qui évoque le harcèlement, une petite souris maligne va conscientiser puis aider la petite harceleuse à gérer son mal-être pour retrouver l'harmonie et la joie de vivre avec les autres.
Cette collection allie en subtilité un récit et une méthodologie pour résoudre les petits stress des enfants dès 5 ans. Des histoires pour aider à prendre confiance en soi et à aller à "la grande école" le cœur léger, pour appréhender les relations sociales et apprendre à gérer ses émotions afin de résoudre les conflits.
Des conseils pratiques expliqués et illustrés pas à pas par la sophrologue et pédagogue Catherine Aliotta : "La sophrologie est un ensemble de méthodes psychocorporelles qui visent au mieux-être. Elles associent la respiration, la décontraction musculaire et la visualisation d'images positives".








Mon avis :


Nouvelle proposition pour les enfants, la collection "Souris à la vie" .
L'idée est de proposer aux enfants mais aussi à leurs parents des outils complémentaires à ce qu'on peut trouver déjà pour apprivoiser certaines émotions, mettre des mots sur des situations vécues, donner des idées pour mieux gérer ces sentiments mal maîtrisés parfois.

Catherine Aliotta commence l'ouvrage par une histoire. Ici il est question d'une petite fille, Elsa, qui a envie de "régner" sur la cour d'école et qui fera tout pour y arriver, quite à faire du mal autour d'elle. Elle n'en a pas tellement conscience finalement mais elle sème un peu la terreur.


L'originalité de ce livre réside dans la gestion de cette émotion. Rarement nous avons des ouvrages avec la mise en avant du "coupable".


Or, il est important aussi de faire comprendre que ce que fait Elsa n'est pas bien mais qu'elle a surement une raison intrinsèque qui fait qu'elle agit de la sorte. Les enfants ont du mal à exprimer correctement ce qui se passe dans leur esprit alors il faut prendre le temps de les comprendre.


Dans ce livre, il y a une réelle volonté d'Elsa de changer lorsqu'elle rencontre la petite souris qui va lui apporter une aide précieuse. Si on passait par de la sophrologie pour arriver à poser des mots sur les maux ?


Catherine Aliotta donne ainsi quelques idées d'exercices à proposer aux enfants :

Cette méthode douce permet aux enfants d'apprendre à dire et de ne plus rester seuls avec leurs pensées.

J'ai trouvé l'ouvrage très bien fait. Il est clair, l'histoire va droit au but, les exercices sont faciles et peuvent se refaire à l'infini. Il y a une jolie leçon de vie à retenir aussi et cette petite souris est tout à fait charmante.

Je suis ravie d'avoir découvert cette collection et j'ai envie de découvrir aussi l'autre titre paru :


Quelques infos sur l'auteure et l'illustrateur :


Catherine ALIOTTA est une auteure et pédagogue française spécialisée dans le domaine de la sophrologie. Fondatrice et directrice de l'Institut de formation à la sophrologie. Elle a à son actif de nombreux manuels pratiques en sophrologie destinés au grand public et aux professionnels. Elle donne de nombreuses conférences et apparait régulièrement en tant qu'experte dans les plus grands médias français. Paris

 L'illustrateur : Ewen Blain est né à Orléans en 1981. Nourri aux bandes dessinées dès son plus jeune âge par son père passionné, il se dit que devenir un jour dessinateur serait une belle idée.  Le voici aujourd’hui illustrateur de romans, albums, jeux, et autres documentaires pour les enfants, il dessine (presque) tous les jours et cela le rend heureux.

mardi 9 octobre 2018

Trois fois la fin du monde




Détails :
Auteur : Sophie Divry
Nombre de pages : 240
Editions : Notabilia / Noir sur Blanc
Genre : Contemporain


Résumé :
Après un braquage avec son frère qui se termine mal, Joseph Kamal est jeté en prison. Gardes et détenus rivalisent de brutalité, le jeune homme doit courber la tête et s’adapter. Il voudrait que ce cauchemar s’arrête. Une explosion nucléaire lui permet d’échapper à cet enfer. Joseph se cache dans la zone interdite. Poussé par un désir de solitude absolue, il s’installe dans une ferme désertée. Là, le temps s’arrête, il se construit une nouvelle vie avec un mouton et un chat, au cœur d’une nature qui le fascine.

Trois fois la fin du monde est une expérience de pensée, une ode envoûtante à la nature, l’histoire revisitée d’un Robinson Crusoé plongé jusqu'à la folie dans son îlot mental. L’écriture d’une force poétique remarquable, une tension permanente et une justesse psychologique saisissante rendent ce roman crépusculaire impressionnant de maîtrise.






Mon avis :

Joseph Kamal, notre héros, est un homme dont on va suivre la vie à partir du moment où il va arriver en prison. Il a participé avec son frère à un braquage qui a mal tourné. Ce n'était pas sa nature, il n'a pas le sang pour ça alors la moindre erreur lui a été fatale.


L'univers carcéral est un monde sans pitié et Sophie Divry le décrit d'une telle manière qu'on ressent les émotions de Joseph en même temps que lui. Ca peut bousculer et impressionner en fait.


La première partie est donc plutôt très sombre et j'avais un peu peur que cela reste sur le même schéma tout au long du livre. Ne connaissant pas l'auteur je n'avais pas de quoi comparer alors j'espérais que la lumière arriverait quand même car Joseph malgré son erreur ne méritait pas ce qui lui est arrivé.


Mais lorsque je démarre la deuxième partie je sais qu'elle n'a rien à voir avec le début. Et d'ailleurs à aucun moment dans le début du livre je n'ai eu envie d'arrêter ma lecture alors que la noirceur est très présente et à certains moments cela aurait pu me faire abandonner.


La deuxième partie nous emmène vraiment dans un autre état d'esprit, la reconstruction est très présente. Les sentiments vont être exacerbés par la solitude de Joseph et vont l'amener à se retrancher vers son âme. Il va traverser une remise en question totale et devra y faire face seul ! Comment va t'il sortir de cette torpeur qui peut prendre plusieurs formes, plusieurs aspects selon ceux qui vont le rejoindre, ceux qu'il cherchera, ce qu'il imagine aussi de l'autre côté de son monde...


C'est vrai que ce roman pourrait s'apparenter à une histoire de Robinson Crusoé. La langue est très poétique et j'ai imaginé très facilement les paysages décrits, les sensations selon les saisons, lorsque Joseph s'installe sur son fauteuil devant la maison avec le soleil qui le réchauffe...le temps glacial en hiver. Sincèrement c'est un ouvrage que je qualifierai de "livre à sensation".


J'ai aimé découvrir cette plume car elle m'a emmené dans un univers unique et que j'ai pu créer à ma façon avec les mots utilisés. La trame de début aurait pu ne pas me plaire mais j'avais vu de bons avis et lorsque j'ai vu qu'il était dans la sélection pour le Prix Landerneau 2018 j'étais ravie, c'était la bonne occasion de découvrir !


A tenter si vous aimez les univers où votre esprit devra s'ouvrir à ce qui semble irréel.

C'est une lecture vraiment dépaysante qui amène aussi la réflexion sur notre devenir, sur notre condition d'humain. Que faisons-nous là ? Est-on capable de s'en sortir seul ? Quel but poursuivons-nous ?

Une très belle lecture en cette rentrée littéraire !


Quelques infos sur l'auteur :



Sophie Divry est une écrivaine française.
 Après des études de Lettres, elle travaille comme journaliste, entre 2004 et 2010, au mensuel "La Décroissance".
 Après "La Cote 400" (2010), traduit en cinq langues (dont en anglais sous le titre "The Library of Unrequited Love") et "Journal d'un recommencement" (2013), "La condition pavillonnaire" (2014), son troisième roman, est finaliste pour le prix du Monde et a reçu la mention spéciale du Prix Wepler 2014.
 En 2015, elle publie son quatrième roman, "Quand le diable sortit de la salle de bain", puis signe son premier essai avec "Rouvrir le roman" en 2017.
 Elle est de retour lors de la rentrée littéraire 2018, avec un récit de fin du monde et de survie, une robinsonnade contemporaine sous le titre "Trois fois la fin du monde".
 Sophie Divry vit à Lyon.
Source : leseditionsnoirsurblanc.fr



lundi 8 octobre 2018

Atelier écriture 5 - C'était bien !


Chaque semaine, le blog "Bric à book" (lien vers le blog) propose une image. Cette image sert de support pour écrire un texte, ton et genre libres… La publication des textes a lieu le lundi suivant.

Depuis l'année dernière je lis régulièrement les productions, les images me donnent envie, les débuts de texte s'écrivent et puis au final je bazarde, timidité, sentiment de ne pas être faite pour ça, etc...

Et puis, arrive septembre et sa rentrée et les bonnes résolutions qui vont avec...alors ça y est je me lance.

Voici donc l'image sur laquelle nous devons écrire :


© Jon Tyson



C'était bien !

5h30... pas besoin de réveil ce matin, le stress me réveille à chaque fois qu'un événement se profile.
Trop de pression avec ces foutues migraines, elles arrivent quand j'en ai le moins envie. Alors forcément je guette le moindre signe annonciateur de mauvaise nouvelle.
Tellement facile de me dire "ne pense pas à ça" que l'effet inverse se produit sur mon cerveau et il se met en mode obsession.

Mais l'obsession amène avec elle l'adrénaline du moment que j'ai choisi de vivre.
Et ce samedi, il n'est pas question que je loupe un événement organisé depuis quelques mois.

Alors telle la danseuse, j'enfile mes chaussons et je tente quelques pas !

Musique à fond et je sors ma cape de clown pour réveiller ma fille endormie (promis demain pas de réveil à l'aube)...ne plus penser au moindre mot / état / pensée négatif et se laisser envahir par le rythme de cette musique qui mettrais même le chat le plus endormi du monde en mode "je pète le feu".

Et c'est parti pour une journée bien remplie mais tellement enrichissante j'en suis convaincue.

En fait, pour être honnête, je ne sais à quoi m'attendre vraiment car je connais très peu celles avec qui je vais faire cette virée littéraire et inversement alors on ne sait pas si la mayonnaise prendra...

Puis, rien ne m'avait prédit que je rigolerai autant dans la journée, aucun rêve prémonitoire ne m'avait indiqué que je passerai un si bon moment. Pourtant je l'ai parfois le feeling sur le futur.

Et je me suis rappelé ce en quoi je crois le plus : 



"Personne ne croise notre chemin par hasard.
Et nous n’entrons pas dans la vie de quelqu’un sans raison. ».

Alors rien ne pouvait m'arriver de mauvais… ou si peu  !




Est-ce que ce n'est pas aussi les courbatures dans le ventre tellement j'ai ri qui font que ce salon du livre restera un excellent souvenir avec l'envie très forte de réitérer l'expérience ?

Se rendre compte que ce milieu m'aimante de plus en plus, que l'osmose ressentie donne une légèreté d'esprit et d'action, que tout est possible ! Virevolter entre les espaces, échanger, discuter, partager, rire, comprendre, entendre, se passionner, autant d'actions menées avec envie et bienveillance.


Retrouver mon insouciance d'enfant et ne plus me laisser guider par mes démons, juste regarder autour de moi, inspirer et expirer tranquillement et ouvrir mon esprit, emmagasiner l'essence même de l'humanité...je crois que j'ai la clé pour explorer ce monde merveilleux, me reste juste à trouver un déclic magistral pour mettre en scène, peut-être qu'un pas chassé suffirait d'ailleurs ?! 

Peut-être que c'est ça la vérité, se laisser porter par ce que la vie t'offre et t'envoler telle une hirondelle, les ailes déployées, le cœur léger, le cerveau dans les airs ?

A bon entendeur, salut !

Violaine

jeudi 4 octobre 2018

Questions à ... Guillaume Para

Quand je démarre la lecture d'un nouveau livre, je veux ressentir des choses.
Je ne veux pas qu'on me laisse dans un coin en attendant ou qu'on me fasse survoler les événements.
Non, je veux du sentiment, de l'action, de la provocation...il faut que ça tilte chez moi sinon le livre a du mal à me marquer…

Il en est un qui m'a particulièrement chamboulée quand je l'ai découvert au cours de l'avant-dernière saison des 68 premières fois :




Je vous propose de revoir mon avis par ici

Ayant eu un gros coup de cœur pour cet ouvrage, j'ai proposé à son auteur, Guillaume Para s'il voulait bien répondre à quelques questions. Il a accepté avec plaisir !

Je vous propose aujourd'hui ses réponses...un avant-goût de la rencontre prévue samedi au Mans en compagnie des 68 ;)







Le principal trait de ton caractère :

Je suis entier, beaucoup trop parfois.




- Ton rêve de bonheur : 
Comme tout le monde en fait, gagner au loto pour me consacrer à ma famille et à mes passions.



- Le pays que tu aimes le plus, qui t'inspires ou celui où tu voudrais vivre : 
La France, j’aime ce pays. C’est un paradis. C’est Sylvain Tesson qui a dit « La France est un paradis peuplé de gens qui se croient en enfer. »



- Ta couleur préférée : 
Le bleu.



- Ta fleur préférée : 
La fleur de mimosa parce qu’elle m’évoque le sud-est et le sud-ouest. Parce qu’une fleur qui pousse au cœur de l’hiver, je valide totalement le concept. Observer sa beauté et sentir son parfum vous rappelle qu’il y a toujours un printemps à venir.





- Ce que tu détestes par-dessus tout : 
La souffrance animale. Je ne la supporte pas. Du coup, j’adapte mon attitude de consommateur en fonction de ça. Nous avons deux cartes à jouer: notre carte d’électeur et notre carte bleue. C’est en tant que consommateur que nous avons le pouvoir de changer les choses réellement.









- La faute pour laquelle tu aurais le plus d'indulgence :
La faute de goût car elle est faute uniquement selon mes critères. C’est une faute sur laquelle je peux totalement me tromper donc je l’excuse bien volontiers. 



- Ta devise / citation préférée :
«Tous ceux qui errent ne sont pas perdus» de Tolkien 



Niveau lecture :










- Quel livre a marqué ta vie ? :
« Le grand Meaulnes » d’Alain Fournier. 





- Ton endroit préféré pour écrire :
Dans mon lit. La station couchée est définitivement ma favorite. 




- Un rituel ou une habitude lorsque tu écris ? :
Des boules Quies. 

- Le livre qui a pu t'inspirer pour devenir écrivain :
L’autobiographie de Jean-Pierre Papin. Je me suis dis « tente ta chance gars, tu peux faire mieux ! ». 




- Parmi tes ouvrages, au quel es-tu le plus attaché ? :
Le seul et l’unique pour l’instant... «Ta vie ou la mienne ». 

- Ton auteur préféré :
Ernest Hemingway.

- Quels sont tes projets en cours ? Est-ce que tu peux nous en parler un peu ? 
Mon second roman. C’est une fiction qui s’inscrit dans l’actualité récente mais aussi dans notre histoire contemporaine. Je traite le sujet de la transmission, de la mémoire. C’est l’histoire d’une folie, d’une dérive. 



Je remercie beaucoup Guillaume d'avoir pris le temps de répondre à ce questionnaire !


















mercredi 3 octobre 2018

Le vilain petit canard




Détails :
Auteur : Ingrid Chauvin / Emmanuelle Colin / Hans Christian Andersen
Nombre de pages : 32
Editions : Grund
Genre : Jeunesse


Résumé :


" Personne ne veut de moi, car je suis trop laid ", gémit le vilain petit canard. C'est pourquoi il quitte sa famille pour parcourir le monde, seul. Trouvera-t-il quelqu'un qui l'aime ?


C’est un bel album accompagné d’un CD (et d'un  flash code à télécharger) que nous propose Ingrid Chauvin.
Le vilain petit canard d’Andersen, conte traditionnel sur la différence et la tolérance, est raconté par la comédienne qui a voulu cette collection à son image : des histoires qui permettent de quitter le monde réel pour entrer dans un monde onirique où tout est possible.
Pour ce CD, la voix d’Ingrid est accompagnée au piano enrichi de bruitages champêtres qui participent au merveilleux de l’histoire. Ingrid aime raconter des histoires et souhaite aujourd’hui partager ce rituel du soir avec tous les enfants.




Mon avis :


Redécouvrir les contes de notre enfance avec un support moderne c'est une idée très originale.


Dans ce conte du Vilain petit canard, bien sur l'histoire originelle n'est pas dénaturée mais adaptée aux enfants avec un format alliant texte et dessins somptueux.


Le CD apporte ce petit plus que je n'avais pas étant jeune, il permet aux enfants d'avoir une approche supplémentaire des classiques de la littérature jeunesse. Suivre le texte en ayant les paroles donne ainsi accès aux jeunes lecteurs à une histoire riche et qui les marque.


Le sujet dans ce conte est lié à deux thèmes forts : la différence et la tolérance. A l'heure où notre société évolue aussi sur ces sujets, il est utile de proposer aux enfants d'amorcer la discussion. C'est ainsi qu'on apprend que les grands commencent à se moquer des plus jeunes, que untel trouve que maman est grosse, que unetelle trouve que ma robe est moche…


Partir dans un conte où le champ des possibles est immense et revenir dans la réalité avec d'éventuelles questions et pouvoir apporter un début de réponse c'est plutôt très intéressant.

Cet album est donc une jolie découverte visuelle et la voix de Ingrid Chauvin est très agréable à écouter. Je suis ravie de l'avoir proposé à ma fille aussi.







lundi 1 octobre 2018

Atelier d'écriture 4 - Le grand bain


Chaque semaine, le blog "Bric à book" (lien vers le blog) propose une image. Cette image sert de support pour écrire un texte, ton et genre libres… La publication des textes a lieu le lundi suivant.

Depuis l'année dernière je lis régulièrement les productions, les images me donnent envie, les débuts de texte s'écrivent et puis au final je bazarde, timidité, sentiment de ne pas être faite pour ça, etc...

Et puis, arrive septembre et sa rentrée et les bonnes résolutions qui vont avec...alors ça y est je me lance.

Voici donc l'image sur laquelle nous devons écrire :




© Timo Wagner


Elle est au bord de l'eau, prête comme toujours mais au dernier moment elle ne plonge jamais.
Elle repense aux conseils entendus maintes et maintes fois : "inspire, expire,  ne pense qu'à ta respiration, c'est ce qui te permettra d'y arriver".
Mais voilà, la crainte est là !
Osera t'elle plonger dans cette eau pourtant si limpide ?
Que trouvera t'elle lorsque l'eau recouvrira son corps, puis sa tête ?
Est-ce que ce sera le bonheur absolu ? La légèreté dont elle rêve ?
Elle a envie d'y croire, c'est ce qui la pousse à essayer une nouvelle fois.
Elle se dit que rien ne peut être plus pur comme sensation que retrouver cet élément primaire, celui dans lequel on naît et dans lequel on vit pendant quelques mois avant de respirer à l'air libre.
La magie va opérer c'est obligé, il est grand temps de basculer dans le grand bain pour enfin vivre cette vie à laquelle elle aspire.
Surement qu'il y aura des rires, des bêtises, des pleurs, des câlins, des disputes, des bonnes décisions mais rien ne lui fera regretter sa vie d'avant.
Il faut qu'elle dépasse cette peur qui l'envahit et ainsi les portes s'ouvriront comme par magie.
Si elle se trompe de voie, elle recommencera encore et encore mais en attendant elle avance un pied après l'autre dans cette eau si fraîche.
Personne en vue, le calme plat, détente assurée.
Le soleil perce petit à petit pour venir la réchauffer et lui apporter l'énergie dont elle a besoin.
Tout les détails sont calés et elle sait que maintenant elle peut y aller.
3, 2 , 1 , plongeon !
Explosion de bulles, de sensations au moment où tout le corps entre en contact avec l'eau.
Au moment où la tête ressort de l'eau, c'est une grande bouffée d'air qu'elle avale  et qui confirme ce qu'elle savait inconsciemment, le bonheur était là depuis longtemps !
Après son bain matinal, rien ne pourra lui arriver, elle a les ressources nécessaires pour prendre sa vie à bras le corps et choisir, enfin !
Choisir de sourire à la vie,
Choisir de faire ce qu'elle aime,
Choisir de donner de l'importance à ceux qui le méritent vraiment,
Choisir d'accepter ce que la vie lui réserve !
Retrouver ce qui compte dans sa vie et ne plus se perdre.
Fermer les yeux et repenser à sa baignade matinale au bien-être ressenti, à la plénitude qui l'a entourée et le respect envers elle-même sont autant d'éléments qui en feront son mantra quotidien lorsque l'extérieur voudra lui polluer l'esprit !
Elle a trouvé son chemin !

Violaine