jeudi 28 septembre 2017

Maestro


Détails :

Auteur :Cécile Balavoine
Nombre de pages : 224
Editions : Mercure de France
Genre : Contemporain


Résumé :
C'est tant de joie, ces trois premiers accords qui font résonner toute ma chambre, les phrasés qui s'envolent, les triolets qui glissent et qui m'emportent avec eux au-delà du jardin, la partition bordée d'un liseré vert, baroque. Dessus, on lit le nom de Wolfgang Amadeus Mozart. Wolfgang Amadeus Mozart. Ce nom-là, je le répète dans ma tête, ça ne fait plus qu'un seul et très long mot, dur à dire, pareil qu'Azay-le-Rideau. Volfgangamadéoussemozare, Volfgangamadéoussemozare. À neuf ans, Cécile découvre la musique de Mozart, et c’est une révélation. Certains enfants s’inventent des amis imaginaires, d’autres vouent un culte à des personnages de fiction. Pour la petite Cécile, le plus grand des héros s’appelle Mozart ! Elle l’aime sans partage et comme un dieu. Devenue journaliste, la passion de Cécile demeure intacte. Elle a désormais une connaissance intime de l’œuvre de Mozart. Le jour où elle doit interviewer un chef d’orchestre de renom, elle ne sait pas que sa vie va basculer. Au bout du fil, la voix du maestro la trouble comme l’avait troublée et envoûtée la musique de Mozart des années auparavant… Mais tombe-t-on amoureuse d’une voix, fût-elle celle d’un grand maestro ? Maestro est le premier roman de Cécile Balavoine.



Mon avis :
Quand on vit l'aventure des 68 premières fois on découvre de nouveaux auteurs pour qui il s'agit du premier roman.
Le premier roman c'est comme la première impression lors d'une rencontre, ce sont souvent les premières minutes qui sont les plus décisives...dans un livre, la magie peut opérer dès les premières pages.

Avec Maestro, vous allez plonger dans l'univers musical de Cécile et (re)découvrir Mozart. Pour ma part, je connaissais très mal l'univers de Mozart et je suis ravie d'avoir pu l'associer à une belle lecture.

Cécile Balavoine nous emmène avec elle vivre un grand voyage intérieur. La jeune Cécile va découvrir Mozart quand d'autres enfants se fabriquent un univers totalement différent. A partir de ce jour, l'enfant voudra apprendre toujours plus sur son musicien adoré.

En grandissant, Cécile deviendra journaliste et mettre un peu de côté cette passion jusqu'au moment où l'interview d'un maestro fera basculer sa vie.

L'auteure transpose sur le papier ce qui se passe dans la tête de son héroïne. Et là, les sentiments prennent le pas sur l'aspect plus terre à terre du métier de Cécile. La maîtrise des mots pour exprimer ce que Cécile ressent fait que l'histoire devient plus originale, plus touchante.

C'est selon moi un très bon premier roman. Il est envoûtant et laisse passer un peu de folie dans ce qui pourrait au départ être une histoire d'amour sans rebondissements. Il y a beaucoup de subtilité, de pudeur dans l'écriture de Cécile Balavoine et je trouve que c'est ce qui permet d'être touché par l'histoire.

Et puis, lorsqu'on est enfant et qu'une passion nous percute, il est rare qu'elle disparaisse. Parfois on la laisse dans un coin pendant quelques temps mais souvent elle se renforce en grandissant jusqu'à devenir comme vitale.

Ce récit m'a beaucoup plu car on en ressort apaisé, passionné et ravi d'avoir un premier roman si abouti.


Quelques infos sur l'auteur




Professeur de littérature, Cécile Balavoine est docteur en littérature française et titulaire d’une maîtrise d’allemand.

Après l’Autriche, l’Allemagne puis New York, où elle a vécu et enseigné pendant dix ans à New York University et Columbia University, elle a retrouvé la France pour devenir journaliste, en 2007.
 Cécile enseigne à Columbia University in Paris, Smith College et Sciences Po Paris, mais elle écrit aussi pour divers magazines, notamment Air France Magazine, Voyages d’Affaires ou encore IDEAT, des sujets voyages et culture.

En 2006, lors du 250e anniversaire de la naissance de Mozart, elle a publié un petit volume sur Salzbourg aux éditions du Mercure de France. À cette occasion, elle a pu rencontrer de nombreux musiciens, chanteurs et chefs d’orchestre, et renouer avec son ancienne passion pour la musique.

Elle contribue depuis octobre 2007 aux pôles littérature et musique de nonfiction.fr.

En 2017, elle publie son premier roman, "Maestro", ainsi qu’une anthologie, "Le goût du piano", aux éditions Mercure de France.

mercredi 27 septembre 2017

Cartes / stickers à gratter





Détails :

Illustration : Alice de Page (stickers) et Sophie Rohrbach
Editions : Gründ
Genre : Jeunesse / loisirs créatifs


Résumé :


Stickers :
Dans ta pochette, tu trouveras plus de 100 stickers à gratter pour décorer, compléter et personnaliser tes dessins ou cahiers. Il te suffit de gratter l'encre noire des cartes pour faire apparaître de magnifiques couleurs. Une nouvelle manière de colorier, tout en créativité !


Mandalas :
Dans ta pochette, tu trouveras 10 cartes à gratter et un bâtonnet pour réaliser de magnifiques mandalas ornés de fabuleux motifs. Il te suffit de gratter l'encre noire des cartes en suivant le modèle pour faire apparaître de magnifiques couleurs. Une nouvelle manière de colorier tout en créativité !

Mon avis :
Aujourd'hui c'est travaux pratiques pour les enfants.
Ces deux pochettes de stickers et mandalas sont originales, très colorées et proposent aux enfants de faire travailler l'imagination pour découvrir ce qui se cache sous la partie en "noire".



J'ai donc fait testé ces pochettes à ma fille et à ma nièce. Elles ont trouvé ça génial de pouvoir gratter et voir apparaître des formes, des animaux, des êtres humains, des fleurs...de belles vues finalement.


Leur bémol ainsi que le mien porte sur le fait que c'est plus salissant que du coloriage avec des crayons de couleur et / ou feutres.


Et en tant que loisirs créatifs, elles ont été bien occupées. Le temps de "gratter" en faisant attention leur a pris du temps et de l'énergie...à la fin, elles avaient un peu mal aux mains mais les enfants sont toujours à fond dans leurs activités alors le grattage ça y allait !


C'est une activité qu'elles referont avec plaisir pour changer des dessins habituels









lundi 25 septembre 2017

Hier encore, c'était l'été




Détails :

Auteur : Julie de Lestrange
Nombre de pages : 382
Editions : Mazarine
Genre : Contemporain


Résumé :
Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance.
Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la claque est brutale.
En une décennie, ceux que les intellectuels appellent la jeunesse perdue et désillusionnée vont devoir apprendre à se battre pour exister. La vie les perdra par endroits.
À travers les drames, les fous rires et les joies subsiste alors l'amitié. Et l'amour qui les sauvera.

Tendre portrait d’une génération et d’une époque, Hier encore, c'était l'été prend aux tripes pour ne plus vous lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de ses victoires et de ses peines. C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie.



Mon avis :
"Hier encore, c'était l'été" est un roman que j'ai eu plaisir à découvrir.
J'ai fait la rencontre d'Alexandre et sa bande d'amis et rapidement je me suis prise à croire que j'en faisais partie.

Chacun mène une existence tranquille et agréable entouré de ceux qu'ils aiment. Depuis l'enfance et grâce à leurs parents, ils vivent quasiment tous ensemble l'été et puis continuent de se voir le reste de l'année. L'amitié forte qui unit les deux familles date mais elle se consolide avec les nouvelles générations.

La narration est particulièrement axée sur Alexandre mais elle n'omet pas de suivre ses amis et sa famille avec pudeur et bienveillance. Ainsi on vit avec eux les moments de joie mais également les moments compliqués de l'existence. Ce roman est une belle représentation de ce passage particulier de l'adolescence à l'âge adulte.
Cet âge où les responsabilités arrivent et prennent corps. Chacun y allant de sa maturité, de ses interrogations pour les affronter.

J'ai aimé ce roman que j'ai lu très vite. J'avais envie de prolonger les instants passés en leur compagnie car la bande d'amis est soudée, solidaire, aimante et toujours là quoi qu'il se passe.

C'est un livre qui est fait pour plaire, il allie des valeurs sincères telles l'amitié, l'amour, le respect, la famille avec la vie dans ce qu'elle a de plus dur et de plus beau. Les sentiments ne sont pas exagérés ni affaiblis, tout est savamment dosé pour que le lecteur puisse s'identifier et s'attacher aux personnages.

Cet ouvrage ne vous laissera pas avec la trouille au ventre de savoir et / ou d'imaginer ce qui va se passer dans la scène suivante...vous pouvez y aller en toute confiance et apprécier les mots, les sentiments, le style avec le sourire.

J'ai envie de qualifier ce livre de roman feel-good car à la fin vous aurez la banane et au passage une question cruciale viendra s'insinuer dans votre esprit : qu'ai-je envie de faire de ma vie ?

Mais ça je ne peux pas y répondre à votre place...

Quelques infos sur l'auteur



Nationalité : France
Né(e) à : PARIS , 1981
Biographie :

Julie de Lestrange a surtout écrit pour la télévision, le théâtre et le milieu du spectacle.

Elle est auteur de textes et spectacles pour des événements destinés aussi bien au grand public qu’à des personnalités.

"Hier encore, c’était l’été" est son premier roman et paraît le 21 mars 2016 aux Éditions Mazarine.

vendredi 22 septembre 2017

Histoires d'amour, de folie et de mort




Détails :

Auteur : Geneviève Steinling
Nombre de pages : 150
Editions : L'Harmattan
Genre : Nouvelles


Résumé :
L'amour, qu'il soit réel ou fantasmé, n'aurait pas l'attrait qu'on lui connaît sans ces pulsions de folie qui s'emparent soudain d'un cœur ou d'un corps. Forts de cette sensation étrange dont ils sont la proie, les personnages de ces dix-neuf histoires inquiétantes partent à la dérive dans un monde d'une autre dimension au risque de perdre leur vie ou de voler celle d'un ou d'une autre. Transformée par l'amour, tous, hommes et femmes, jeunes ou vieux, sont confrontés à leur identité perdue qu'ils tentent de retrouver en explorant leur passé ou en réinventant leur propre histoire.



Mon avis :


Lire c'est partir à l'aventure et pour garder la passion, je pense qu'il est bon de sortir de ses habitudes.


Un plongeon dans l'univers de Geneviève et dans un recueil de nouvelles, je sortais carrément de mon chemin habituel...mais pourquoi pas ?

Cet ouvrage compte quasiment 20 nouvelles. Elles sont toutes originales et à mon sens atypiques. La sensation de quitter notre monde pour en découvrir un autre, parallèle, est quasi présente à chaque fois. Chaque nouvelle semble indépendante mais finalement un lien les unit : la mise en avant des sentiments autour de l'AMOUR.

Il est question d'amour et de tout ce qui peut en découler. Alors certaines nouvelles seront plutôt plaisantes, certaines autres seraient presque terrifiantes. Tout est une question de point de vue et selon votre humeur du moment vous ne les verrez pas de la même manière.

J'ai trouvé l'écriture de Geneviève Steinling très agréable. Les nouvelles sont de longueurs différentes mais chaque fois les mots sont choisis avec finesse et précision, ce qui rend la lecture fluide et rapide.

Je ne suis pas habituée aux nouvelles alors parfois j'avais envie qu'elles soient plus longues pour que l'action y soit plus développée, surtout dans les nouvelles "positives" et au fur et à mesure de la lecture on ressent une certaine angoisse car l'auteure fait monter la pression et la peur alors le fait qu'elles soient courtes permet de reprendre notre souffle.

Finalement, l'auteure nous livre un recueil amenant à la réflexion sur notre façon d'appréhender ce sentiment universel qu'est l'AMOUR.
Il existe autant de façon de le vivre, de le ressentir, que de personnes sur Terre alors si en plus on y ajoute des mondes parallèles...

Ces 19 nouvelles laissent une belle place à votre imaginaire pour mettre en scène les différents personnages, les situations particulières décrites par l'auteur et pour faire face aux sentiments les plus sombres de notre âme.

Mon seul petit bémol se porterait sur la couverture, l'écriture étant plutôt moderne j'aurai aimé trouver une illustration plus contemporaine mais ce n'est qu'accessoire au regard de la qualité de l'ouvrage.

Un ouvrage à découvrir soit d'une seule traite soit en laissant du temps entre chaque nouvelle !



Quelques infos sur l'auteur


Geneviève Steinling est auteure de pièces de théâtre jeunesse et de comédies jouées en France et à l'étranger. Après avoir remporté plusieurs concours de nouvelles, elle signe Histoires d'amour, de folie et de mort.

mercredi 20 septembre 2017

Les jours sucrés




Détails :

Auteur : Anne Montel et Loïc Clément
Nombre de pages : 145
Editions : Dargaud
Genre : Bande-dessinée / contemporain


Résumé :
À 25 ans, Églantine apprend le décès de son père et part pour Klervi, le village breton de son enfance. Elle y retrouve sa vie d'avant, ses souvenirs et la pâtisserie paternelle (qui est désormais la sienne), mais aussi Gaël, son amoureux de l'époque, sa tante Marronde et tous les chats du village. Surtout, elle découvre le journal intime de son père. Il y a mis tous ses secrets de vie et de cuisine. Un véritable guide pour Églantine. Et si c'était l'occasion d'un nouveau départ ?



Mon avis :
Le mercredi c'est le jour des enfants et qui dit enfant dit câlins tout doux avec un goûter bon et moelleux pour qu'ils savourent le plaisir d'être enfant et qu'ils gardent un joli souvenir pour quand ils seront adultes.

Alors il est temps de vous parler de cette bande-dessinée !

J'ai été attirée par la couverture au premier coup d'œil. Et ensuite est venue l'envie de découvrir ce qui se cachait derrière ce titre.

On entre dans l'univers d'Eglantine, jeune femme contemporaine, qui doit régler le problème de succession de son père. Père qui l'a abandonnée avec sa mère quand elle était plus jeune.

Eglantine va donc devoir retrouver le village breton où elle a passé son enfance, Klervi. Pas simple de renouer avec son passé , l'angoisse se mêle à l'excitation de retrouvailles.

Cette bd est remplie de douceur et on la dégusterait bien avec un bon chocolat chaud et une viennoiserie faite avec amour.

J'ai aimé les dessins, chaque personnage a bien ses propres caractéristiques, ils sont attachants et les couleurs plutôt pastel confirme la bienveillance qui caractérise l'ouvrage.

Le thème de la quête de soi est explicite et Eglantine est une jeune femme posée qui avancera pas à pas dans cette recherche d'identité pour enfin retrouver sérénité.

La bd se suffit à elle-même et je ne pense pas qu'une suite soit envisagée. Tous les personnages ont évolués et on est contents de les voir prendre leur place.

Une bd qui se lit vite et que je suis ravie d'avoir sortie de mon immense PAL car j'ai passé un très bon moment !

C'est un ouvrage plein de bonne humeur, de douceurs, nous avons même quelques éléments de recettes, des chats, des enfants, de la joie, des rires... Il apporte du réconfort et de la chaleur, ingrédients nécessaires pour réussir une bonne recette !

mardi 19 septembre 2017

Qui veut la peau d'Anna C. ?


Cet été j'ai aussi lu :




Détails :

Auteur : Sophie Henrionnet
Nombre de pages : 304
Editions : City Editions
Genre : chick-litt


Résumé :
La trentaine, Marie est une célibataire endurcie. Bibliothécaire modèle, elle apprend un jour une formidable nouvelle : son odieuse supérieure est morte étouffée avec un beignet. Enfin l'avenir lui sourit, enfin elle va accéder au poste de directrice. Mais, au lieu de promouvoir l'employée modèle, le grand patron nomme la maîtresse du maire, belle à tomber mais bête comme ses pieds.

Et puisque la poisse est généreuse, Marie se trouve mêlée à un incroyable quiproquo. Un soir, pour chasser un ado boutonneux lui faisant des avances, elle prétend s'appeler... Anna Costello, un nom entendu par hasard. Peu après, elle se retrouve traquée par des malabars recherchant justement une certaine Anna Costello ! Mais qui est donc cette Anna C. ? Pour se sortir de cette embrouille, la sage bibliothécaire peut compter sur l'aide du séduisant Grégoire, un architecte SDF qui a volé à son secours. Ils ne seront pas trop de deux pour l'aider à reprendre sa vie en main...



Mon avis :
Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'un livre qui sent bon le soleil et le sable fin...si si vous verrez !

J'ai découvert la nouvelle héroïne, Marie, avec un plaisir certain. Une jeune femme qui rêve d'un poste de directrice à la bibliothèque pourrait paraître ennuyeux de prime abord. Sauf que nous sommes dans un roman de Sophie Henrionnet...et là c'est la porte ouverte à la poisse avec un grand P.

Marie va se lancer dans une quête qui nous fera voyager, rire, frissonner, trembler pour finalement trouver le graal ! Mais attention à vos certitudes de départ, elles pourraient bien voler en éclats ! 

Ce qui est très fort dans l'écriture de Sophie Henrionnet c'est que sans que nous nous en rendions compte on passe d'un début histoire plutôt sage à une intrigue palpitante et parfois même un peu cocasse pour revenir à une fin plus douce.

Marie suit la digne lignée des héroïnes de notre Sophie Kinsella française : drôle, attachante et dynamique. Une jeune femme à laquelle on peut largement s'identifier sauf peut-être pour les enchaînements de malentendus et autres petites catastrophes...

Je suis vraiment conquise par les différents romans que je lis de Sophie Henrionnet. Elle sait parler à ses lecteurs et nous offrir de très bons moments de rigolade, de plaisir, de détente. J'ai adoré retrouver une intrigue policière mélangée à l'humour des situations dans lesquelles se retrouve Marie et Grégoire, son "ange gardien".

Et puis, le fait que Marie vienne faire un tour dans notre joli coin d'Anjou est juste super sympa...je l'imagine déambuler dans les rues d'Angers pour percer le secret d'Anna Costello.

C'est un livre qui se lit vite dont vous ressortirez avec le sourire alors gardez-le pour un soir après une dure journée de travail par exemple !


jeudi 14 septembre 2017

Le pire du milieu, tome 1




Détails :

Auteur : Samuel Sutra
Nombre de pages : 233 
Editions : Flamant noir
Genre : Policier (humoristique)


Résumé :
Ah ! La truande ! Ses règles obscures, son code d'honneur, ses pointures, et... Tonton. Dans le Milieu, Tonton est un modèle, une référence, la mesure étalon du grand n'importe quoi élevé au rang de science exacte. D'autant qu'il sait s'entourer, et sa fine équipe est réputée pour être à l'image du taulier. Les gars de Tonton, pris à part, ce serait presque du repos. Mais lâchez-les en troupeau dans la nature et, à côté d'eux, les gravures des invasions Barbares vous feront penser à un défilé de majorettes. Surtout que cette fois, ils ont décidé de viser haut. Le « coup du siècle », rien de moins. Avec un plan ciselé, fignolé maison, histoire de rentrer dans la légende avec le double des clefs...



Mon avis :
Je vais avoir besoin de votre tolérance...c'est ma première lecture des aventures de Tonton et sa bande...

Je suis donc partie en territoire inconnu pour essayer d'apprivoiser ces personnages hauts en couleur et en apparence assez mal assortis.

Et puis, je me suis dit "ne te prends pas la tête", lis-le comme tout bon roman policier qui se respecte : meurtre, enquête, dénouement, explications...

Mais là, on a affaire à une équipe de caïd dans le Milieu...ça ne rigole pas (ou si peu) avec les projets !

Et Tonton, il en a des projets. Celui de vivre au vert pour le restant de sa vie avec le gros coup en préparation. Et plutôt que de suivre le déroulement de l'enquête, Samuel Sutra, nous propose carrément de vivre le "dossier" de l'intérieur. Croyez-moi ça secoue !

Entre les suppositions, les déductions, les malentendus et autres péripéties loufoques, nos compères arriveront ils à leur but final ?

J'ai trouvé l'écriture très agréable, le ton ironique qui ressort de certaines situations m'a plu et c'est une histoire que j'ai trouvé plutôt amusante. Le lien entre tous les personnages est intéressant car il apporte de la complexité au déroulement des opérations et donne un ensemble qui se lit vite et qui fera sourire même le plus fan de roman noir parmi vous !

Pour le côté policier, on retrouve une intrigue haute en couleurs qui vous fera passer un bon moment car les différents personnages apportent tous leur petit plus à l'histoire. Rire au milieu d'un polar c'est plutôt original mais très bien tenté par Samuel Sutra.

Je suis très agréablement surprise par ce livre !