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mardi 6 novembre 2018

Tenir jusqu'à l'aube






Détails :
Auteur : Carole Fives
Nombre de pages : 192
Editions : Gallimard (l'arbalète)
Genre : Contemporain


Résumé :
« Et l’enfant ?
Il dort, il dort.
Que peut-il faire d’autre ? »
Une jeune mère célibataire s’occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l’étouffement, la mère s’autorise à fuguer certaines nuits. A quelques mètres de l’appartement d’abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d’un semblant de légèreté.
Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore.






Mon avis :
Trop court !

Voilà ce que j'ai retenu de cet ouvrage. Il nous fait entrer dans la vie d'une maman solo avec son petit garçon de deux ans. Les complications du quotidien sont bien décrites, les envies de fuir par moment également.

Et cette maman, malgré les fugues nocturnes, je n'ai pas réussi à lui en vouloir. Pourtant c'est mal ce qu'elle fait si on y réfléchit bien. Mais je me suis mise à sa place. J'aurai fait quoi moi ?

C'est la question qui reste suspendue tout au long de la lecture.

Et cette corde qu'elle tire, sera-t-elle assez solide pour tenir le temps dont elle a besoin ? N'est-elle pas déjà en train de s'effilocher ? Pourtant la journée cette corde elle est plutôt très bien rangée dans un placard qu'on ouvre jamais.
Mais dès que les lueurs des réverbères s'immisce dans le logement, elle sort comme par magie on dirait.

C'est un récit dont la fin ne m'est pas apparue avant la fin justement car je ne prêtait attention qu'à cette maman solo. Ce qui était une erreur car si elle est bien le personnage central, ce n'est pas forcément elle retiendra votre attention finale.

J'ai été agréablement surprise par cette oeuvre.
Premier récit que je lisais de Carole Fives et dans lequel j'ai trouvé une belle qualité. Elle sait manier les émotions car je n'ai pu rester insensible à cette vie racontée mais je gardais aussi à l'esprit que ce qui se tramait ne se faisait pas dans la réalité (enfin c'est ce que j'ai envie de croire mais je ne suis pas complètement naïve rassurez-vous).

J'ai trouvé ce livre trop court car à mon avis il y avait surement encore beaucoup à explorer pour cette famille mais aussi sur l'entourage. J'aurai voulu en savoir plus sur leur avenir et sur leurs comportements notamment. Je l'ai fini en me disant "oh dommage elles sont où les pages manquantes".

Mais attention, c'est un très bon roman et il est d'actualité. Il porte sur la féminité, sur la gestion d'une vie solo et sur les défauts de notre société. Il est incitateur à la réflexion c'est sur et certain.




Quelques infos sur l'auteur :





Carole Fives est une écrivaine, chroniqueuse d’art et plasticienne.
Après une licence de philosophie à l'Université de Toulouse et un master d'arts plastiques, elle obtient le diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) des Beaux-arts de Paris.
 Elle a commencé à écrire pour expliquer son travail de peintre et depuis elle n’a plus arrêté.

Son premier livre "Quand nous serons heureux" (2010), publié aux éditions Le Passage, est un recueil de nouvelles dans lequel elle dissèque les travers d’une société en quête de modèles. Elle a reçu le Prix Technikart 2009, présidé par Alain Mabanckou.

En 2012, elle fait paraître son premier roman "Que nos vies aient l’air d’un film parfait", aux éditions Le Passage dans lequel elle évoque avec justesse le sujet délicat du divorce et de la fratrie désunie.

En 2013, Carole Fives obtient une résidence dans le New Hampshire aux États-Unis, et achève l’écriture de son roman "C’est dimanche et je n’y suis pour rien", aux éditions Gallimard, 2015.
Fine portraitiste de la famille contemporaine, elle publie "Tenir jusqu'à l'aube" en 2018.

Après des passages par Paris, Bruxelles et Lille, Carole Fives vit désormais à Lyon où elle partage son temps entre les arts plastiques et la littérature.

site de l'auteure : http://carolefives.free.fr/
page Facebook : https://www.facebook.com/carole.fives

lundi 3 juillet 2017

La Ferme des Miller




Détails :

Auteur : Anna Quindlen
Nombre de pages : 316
Editions : Le Cercle Belfond
Genre : Contemporain


Résumé :
Petite fille précoce et curieuse, Mimi mène une enfance protégée dans la ferme familiale. Il y a là Bud, son père cultivateur et répare-tout ; Miriam, sa mère infirmière ; ses deux frères, le taiseux Eddie et le caïd séducteur Tommy ; ainsi que Ruth, sa tante, qui, pour une raison étrange, ne s'éloigne jamais de la maison. Un monde rassurant, fait d'éclats de rire et de joie, que Mimi pense immuable. Mais nous sommes en 1966 et ces jours heureux sont comptés...
La guerre du Vietnam qui laisse Tommy à jamais meurtri, la maladie qui frappe Bud, les drames passés de la tante Ruth... et cet impensable projet du gouvernement de transformer leur vallée en barrage. Ce monde que Mimi aime tant disparaîtrait englouti sous les eaux ? Qui désormais pour sauver la ferme et ses habitants ?
Alors qu'elle envisageait de quitter le village pour suivre des études de médecine et retrouver son amour d'enfance, Mimi va devoir faire un terrible choix.



Mon avis :
J'ai découvert ce livre dans le cadre du Cercle Belfond. On lit le livre et lors d'un week-end on en discute sur l'événement dédié sur Facebook pour confronter nos avis.


Le résumé m'interpellait car il était question d'une histoire familiale, américaine dans les années 60 et surtout du destin d'une petite fille "Mimi".


J'ai découvert une famille aimante et plus soudée qu'il n'en paraît. Chacun des membres mène sa vie et j'ai eu la sensation que le lien entre eux était Mimi. C'est une petite fille puis jeune fille attachante, courageuse et intelligente. Elle sent que certains secrets ne demandent qu'à être révélés mais elle attend tranquillement que le moment soit venu.


Ce roman est une jolie fresque familiale sans rebondissements important mais avec malgré tout l'envie de lire et suivre Mimi jusqu'à la fin de l'ouvrage.


J'ai aussi apprécié le fait que le roman donne à réfléchir sur la vie de famille, sur ce que chacun en fait, sur les relations entre chaque membre, leurs évolutions et au-delà de la famille il est aussi question d'environnement. Le gouvernement veut que la vallée soit transformée en barrage...c'est sans compter sur la persévérance de Mimi pour comprendre les rouages et nous éclairer en même temps sur un sujet important de cette fin de XXème siècle.


Le récit n'est pas surprenant mais il se laisse porter par la voix de la narratrice, Mimi, et finalement on se laisse prendre au jeu. Elle met en avant un peu sa féminité et pour l'époque c'était certainement ambitieux. Elle reste le personnage que j'ai le plus aimé avec sa tante car elle est énigmatique et apporte une touche de rébellion plus directe à l'histoire et depuis le début du roman, on suppose des secrets mais le doute sera entretenu jusqu'aux derniers instants. Je n'ai pas ressenti la même aura ou le même charisme pour la mère de Mimi qui pourtant est aussi une femme courageuse.


Ce que j'ai le plus aimé est la démonstration avec une force tranquille de l'amour de Mimi pour SA terre. Elle est combative et on ressent cette puissance dans le livre. Ce livre peut d'ailleurs nous titiller sur certains points comme l'attachement à nos racines, sur nos choix de vie...mais c'est toujours fait de manière délicate.


L'auteur a su captiver l'attention sur cette famille sans que nous trouvions le temps long et sans avoir non plus l'impression d'avoir raté quelque chose, pourtant la période traitée est longue (environ 50 ans).


Je pense qu'on peut qualifier ce roman de "roman fleuve" par sa douceur, sa finesse et par l'écriture simple mais efficace. C'est une histoire que j'ai apprécié !






Quelques infos sur l'auteur


Anna Quindlen est l’auteur de cinq best-sellers, dont quatre sont aujourd’hui traduits en français : Contre Coeur, Noir comme l’Amour, L’Enfant sourira peut-être et Tous sans exception. Elle a également écrit des essais tels que Petit Précis du bonheur. Journaliste célèbre, elle a signé dans le New York Times une série de chroniques qui lui ont valu le prix Pulitzer en 1992, ainsi qu’une autre série pour Newsweek, de 2000 à 2009.
(source Le livre de poche)

mercredi 26 avril 2017

Les wonderwomen aussi mettent une culotte gainante


J'ai reçu ce très joli livre en cadeau d'anniversaire, et j'ai donc eu vite envie de m'y plonger. Je vous propose mon avis un mercredi car normalement c'est le jour des enfants mais comme Mathou évoque sa fille, bref je me suis dit, c'est le jour :






Détails :

Auteur : Mathou
Nombre de pages : 96
Editions : Monsieur Pop Corn
Genre : BD


Résumé :

Des portraits de femmes et de mères imparfaites, gourmandes, fêtardes et décomplexées.



Mon avis :

Certaines personnes entrent dans nos vies par le hasard (vraiment ?!). (c'est l'exception qui confirme peut-être la règle car moi je suis persuadée qu'il n'y a pas de hasard...allez comprendre)

Mathou en fait partie...Je ne connaissais pas du tout cette auteure (enfin juste le nom) avant que Mélanie (the best) m'offre son ouvrage dédicacé qui plus est ! Ca c'est juste pour dire que Montaigu en Vendée à un super salon du livre qui déchire :)


Bref, maintenant, je ne suis plus une vilaine (n'y voyez aucun jeu de mot avec mon prénom bien sur ;) IGNORANTE du phénomène Mathou. Et je dois dire que c'est un vrai plus pour moi !

Comment ai-je pu me sentir seule par moment dans ma vie de maman alors que depuis février 2016, une autre femme avait osé mettre en avant ces instants qui, il faut l'admettre, sont parfois à peine racontables...?

Mathou dessine super bien, j'adore le fait que ça ne soit pas une fille filiforme qui soit dessinée, ça me met du baume au cœur!

Et puis les sujets, mon dieu les sujets waouhhhh... Bon c'est vrai que en tant que femme et encore plus en tant que maman c'est vraiment top de se sentir de suite intégrée dans le "gang" des fans de Mathou qui se disent surement toutes "oh mais c'est moi ça à la page 1,2,3,4,5,6......". Mais vraiment, j'aime beaucoup les idées et les messages transmis dans son ouvrage. En voilà une au passage :



Bref, un concentré de bonne humeur, agrémenté de jolies couleurs, d'une petite loulou magnifique et d'un homme (quand même !), laissez reposer le temps de prendre le deuxième ouvrage et vous obtiendrez de quoi passer une super journée !

Et puis la fraise tagada de la dédicace, moi je valide et je revote POUR !


Quelques infos sur l'auteur



La dessinatrice angevine Mathou cartonne sur le net en croquant les aléas de sa vie de jeune maman. Son premier album, qui vient de sortir, est déjà en rupture de stock.
Elle griffonne dédicace sur dédicace. À 32 ans, Mathilde Virfollet, alias Mathou, a publié deux ouvrages.

Sorte de recueil des crobards qui ont fait sa réputation sur la toile. Sorti le 12 février (pour celui que j'évoque plus haut), il est déjà en rupture de stock. Près de 5 000 exemplaires seront bientôt réimprimés, en plus des 3 000 déjà écoulés."Autodidacte" "C’est dingue ! J’ai du mal à y croire parce que je n’ai pas fait d’études pour ça", s’excuserait presque cette Angevine, diplômée en marketing politique.

Cette "autodidacte" publie ses dessins sur son blog personnel,
Crayon d’humeur, depuis 2007. Longtemps confidentielle, sa fréquentation a décollé début 2015.

Je ne suis pas médecin mais pour retrouver de la bonne humeur, je vous conseille de prendre votre dose très vite !