mardi 6 novembre 2018

Tenir jusqu'à l'aube






Détails :
Auteur : Carole Fives
Nombre de pages : 192
Editions : Gallimard (l'arbalète)
Genre : Contemporain


Résumé :
« Et l’enfant ?
Il dort, il dort.
Que peut-il faire d’autre ? »
Une jeune mère célibataire s’occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l’étouffement, la mère s’autorise à fuguer certaines nuits. A quelques mètres de l’appartement d’abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d’un semblant de légèreté.
Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore.






Mon avis :
Trop court !

Voilà ce que j'ai retenu de cet ouvrage. Il nous fait entrer dans la vie d'une maman solo avec son petit garçon de deux ans. Les complications du quotidien sont bien décrites, les envies de fuir par moment également.

Et cette maman, malgré les fugues nocturnes, je n'ai pas réussi à lui en vouloir. Pourtant c'est mal ce qu'elle fait si on y réfléchit bien. Mais je me suis mise à sa place. J'aurai fait quoi moi ?

C'est la question qui reste suspendue tout au long de la lecture.

Et cette corde qu'elle tire, sera-t-elle assez solide pour tenir le temps dont elle a besoin ? N'est-elle pas déjà en train de s'effilocher ? Pourtant la journée cette corde elle est plutôt très bien rangée dans un placard qu'on ouvre jamais.
Mais dès que les lueurs des réverbères s'immisce dans le logement, elle sort comme par magie on dirait.

C'est un récit dont la fin ne m'est pas apparue avant la fin justement car je ne prêtait attention qu'à cette maman solo. Ce qui était une erreur car si elle est bien le personnage central, ce n'est pas forcément elle retiendra votre attention finale.

J'ai été agréablement surprise par cette oeuvre.
Premier récit que je lisais de Carole Fives et dans lequel j'ai trouvé une belle qualité. Elle sait manier les émotions car je n'ai pu rester insensible à cette vie racontée mais je gardais aussi à l'esprit que ce qui se tramait ne se faisait pas dans la réalité (enfin c'est ce que j'ai envie de croire mais je ne suis pas complètement naïve rassurez-vous).

J'ai trouvé ce livre trop court car à mon avis il y avait surement encore beaucoup à explorer pour cette famille mais aussi sur l'entourage. J'aurai voulu en savoir plus sur leur avenir et sur leurs comportements notamment. Je l'ai fini en me disant "oh dommage elles sont où les pages manquantes".

Mais attention, c'est un très bon roman et il est d'actualité. Il porte sur la féminité, sur la gestion d'une vie solo et sur les défauts de notre société. Il est incitateur à la réflexion c'est sur et certain.




Quelques infos sur l'auteur :





Carole Fives est une écrivaine, chroniqueuse d’art et plasticienne.
Après une licence de philosophie à l'Université de Toulouse et un master d'arts plastiques, elle obtient le diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) des Beaux-arts de Paris.
 Elle a commencé à écrire pour expliquer son travail de peintre et depuis elle n’a plus arrêté.

Son premier livre "Quand nous serons heureux" (2010), publié aux éditions Le Passage, est un recueil de nouvelles dans lequel elle dissèque les travers d’une société en quête de modèles. Elle a reçu le Prix Technikart 2009, présidé par Alain Mabanckou.

En 2012, elle fait paraître son premier roman "Que nos vies aient l’air d’un film parfait", aux éditions Le Passage dans lequel elle évoque avec justesse le sujet délicat du divorce et de la fratrie désunie.

En 2013, Carole Fives obtient une résidence dans le New Hampshire aux États-Unis, et achève l’écriture de son roman "C’est dimanche et je n’y suis pour rien", aux éditions Gallimard, 2015.
Fine portraitiste de la famille contemporaine, elle publie "Tenir jusqu'à l'aube" en 2018.

Après des passages par Paris, Bruxelles et Lille, Carole Fives vit désormais à Lyon où elle partage son temps entre les arts plastiques et la littérature.

site de l'auteure : http://carolefives.free.fr/
page Facebook : https://www.facebook.com/carole.fives

lundi 5 novembre 2018

Atelier d'écriture 7 - Retour aux sources


Chaque semaine, le blog "Bric à book" (lien vers le blog) propose une image. Cette image sert de support pour écrire un texte, ton et genre libres… La publication des textes a lieu le lundi suivant.

Voici donc l'image sur laquelle nous devons écrire cette semaine :


© Tyler Dozier





Retour aux sources


Le bruissement des feuilles sur ma peau, les frissons qui parcourent mon corps mettent tous mes sens en éveil.

La nature m'a acceptée, je suis comme elle, sa sève est encrée en moi et je me fonds tranquillement dans ses feuilles. Je l'écoute !

Elle prend possession de moi petit à petit et me dessine sur le corps ce qu'elle aime tisser : un lien avec la Terre.

Je n'invente rien, nous venons de la Terre !

Y retourner est un geste simple, pas besoin d'y réfléchir c'est inné.
Reprendre possession et rendre hommage à ces odeurs, ces couleurs, ces états d'âme.

Rien n'est laissé au hasard !
Ce qui est à la nature reviendra à la nature, il lui faut juste user de patience pour reprendre ce qui lui appartient. Elle sait qu'elle seule était là au début et que ce sera pareil à la fin.
La confiance est son maître mot.

Je l'accepte telle qu'elle est, la voir prendre mon corps pour son cobaye est un juste retour des choses. Je l'ai, comme des millions d'entre nous, abimée de mon passage terrestre.

Alors j'y retourne, je m'assois et j'attends qu'elle vienne me souffler à l'oreille ce doux son qui m'accompagnera pour entrer en harmonie avec elle.

J'attends qu'elle me libère de mes pensées les plus sombres avec la caresse voluptueuse des arbres de la forêt où je me suis installée.

Je garde encore un peu les yeux ouverts pour voir le mélange des couleurs qui se produit devant moi, le lever du soleil qui essaie de pénétrer la densité verte qui m'entoure.

Je prends une grande inspiration pour sentir pleinement l'odeur perdue dans nos villes polluées.

Et je savoure… j'entre en méditation totale et je laisse la nature faire le reste !

Violaine





mardi 30 octobre 2018

Ma vie au boulot






Détails :
Auteur : Molly Erman
Traducteur : Jean-Yves Katelan
Nombre de pages : 192
Editions : De Boeck Sup / Au fil de soi
Genre : Document


Résumé :


Comment demander un congé ou une augmentation ?

Comment éviter les embrouilles avec un collègue ou les parasites qui essaient de vous refiler leur boulot ?
Comment bien rédiger un mail et combattre les distractions qui peuvent faire déraper une journée ?

Dans les locaux modernes, les bureaux d’angle et les fontaines à eau font place à des espaces ouverts où les chiens sont parfois les bienvenus. Mais si les lieux de travail ont changé, les caractéristiques d’un collaborateur
fiable restent les mêmes. De l’optimisation de la productivité aux relations amoureuses entre collègues, en passant par la gestion de la cuisine commune, Ma vie au boulot est un guide pour être bien – peu importe le lieu où l’on travaille.






Mon avis :

Comment pimenter son quotidien de lectrice ?
En lisant des ouvrages divers et variés bien sur ;)

Aujourd'hui c'est donc sur un document que va porter mon avis.

Le thème : la vie au travail !

Vaste sujet qui peut en intéresser plus d'un. Dans cet ouvrage, Molly Erman, directrice d'une entreprise, nous livre des conseils pour commencer sa carrière d'un bon pied.

Elle explique qu'elle aurait aimé avoir un guide tel que celui qu'elle présente pour appréhender le monde de l'entreprise.

Effectivement quand on démarre sa carrière pro, des questions attendent des réponses, des doutes s'envolent ou au contraire persistent. On peut se demander si c'est pareil partout, si on est tombé dans la pire ou la meilleure des boîtes etc...

Ce guide se veut avant tout optimiste et rassurant. Evidemment la vie n'est pas toute rose dans une entreprise MAIS c'est vrai qu'en évitant certains pièges on peut faciliter le quotidien.

J'ai trouvé ce livre sympa bien que généraliste et par conséquent pas forcément très adapté à certains milieux. Les salariés de PME ne se retrouveront pas forcément.

Je ne devrai pas attirer l'oeil sur ce sujet car c'est un thème délicat mais il est question des éventuels problèmes de harcèlement dans ce livre. Un des conseils donné est que si cela vous arrive, il faut en parler à votre patron ou manager… Alors ma question est "oui mais comment fait-on s'il s'agit d'une PME où le problème, quel qu'il soit, est avec le patron direct ?" .

Bien sur, on y réfléchit et on trouve d'autres réponses mais malgré tout il n'y a pas que les grandes entreprises qui alimentent la richesse mondiale.

Donc, c'est un ouvrage que vous pouvez tous lire sans conditions ni à priori tout en prenant acte que cela reste un guide réalisé selon l'expérience de l'auteure et qu'il faut savoir l'adapter à votre cas.

Dans le fond c'est un bon ouvrage car les idées sont clairement émises et finalement tous les aspects sont évoqués et dans la forme, l'ouvrage est très agréable : lumineux, dynamique, moderne.

jeudi 25 octobre 2018

Juste de l'autre côté de la mer


Détails :
Auteur : Ingrid Thobois
Nombre de pages : 271
Editions : Bayard
Genre : Jeunesse


Résumé :
Chaque printemps, depuis plus de dix ans, Eric, le parisien, passe une semaine au Maroc dans la vallée idyllique du Dadès, au sein de sa famille de cœoeur. Il partage des moments chaleureux avec Kenza et ses jumeaux de 14 ans, Mehdi et Lilia. Eric est un peu le père que ces derniers, qui ont grandi sous le signe de l'Amour, du rire et de la liberté, n'ont jamais eu. Mais cette année, Eric trouve l'’atmosphère pesante. Un nouvel imam est arrivé, et tous les prétextes sont bons pour réduire les libertés individuelles, et diffuser des messages religieux. Quant à Mehdi, il semble plus distant, plus taciturne. Il aimerait quitter le Maroc pour découvrir d'autres horizons. Il rêve d'’Europe. Lilia, joyeuse et rebelle, est devenue une belle adolescente. Quand Eric repart, il comprend, impuissant, que la vallée du Dadès est en train de changer….

Un roman sobre, pudique et poétique qui relate le destin de deux frères et sœur adolescents marqués par les aléas de la vie, et la montée du fondamentalisme.






Mon avis :
Je déroge un peu à la règle du "mercredi jeunesse" pour en faire un "jeudi je lis ce qui me plaît".


Alors que l'été indien se termine pour nous, je vous invite à plonger dans l'univers du Maroc. En premier lieu vous y trouverez le soleil, la chaleur et l'authenticité du paysage.


Ensuite, vous entrerez dans une famille fortement soudée où Kenza la mère de famille gère et élève seule ses deux jumeaux adolescents, Lilia et Mehdi.
Elle est seule suite à la perte de son mari quelques années auparavant. Mais Kenza a une attitude positive que rien ne peut amoindrir et elle a su rebondir suite à cet événement très douloureux. Elle est entourée d'un couple d'amis qui font quasiment partie de la famille.


Et puis, il y a Eric. C'est un français qui a trouvé dans le foyer de Kenza la bienveillance, la bonté et la gentillesse. Il revient tous les ans voir ses amis si chers à son cœur.


Au fil du temps des changements se sont produits au Maroc et si chacun s'en rend compte, chacun espère aussi que ça ne changera rien dans leur quotidien. Après tout ils sont éloignés des grandes villes et donc leurs habitudes ne méritent pas qu'on les bousculent.


Sauf que ça ne se passe jamais comme ça dans la vraie vie. Et Ingrid Thobois est malheureusement obligée de nous décrire au plus près de la réalité ce qui arrive parfois et qui rend la vie si dure.


Lilia et Mehdi ont tout à construire mais ce qui est encore malléable pour eux c'est leur esprit. Selon les rencontres et les promesses, les deux ados vont prendre des décisions bien différentes. C'est toute leur jeunesse que l'on suit !


J'ai été touchée par ce roman !


Lilia est celle qui m'a le plus embarquée dans ce livre. L'attachement est intense pour cette jeune adolescente. Certains passages du livre sont très émouvants.
Tout est remis en cause dans cet ouvrage, nous sommes dans un pays qui a encore besoin d'évoluer, notamment sur la condition féminine et sur la transmission d'idées. Le portrait dépeint est assez sombre en fait car il met en scène des événements douloureux, tragiques pour les deux ados.


Et pourtant ce roman est bien plus que ça ! Il est aussi touchant qu'il est lumineux. Lilia représente l'avenir, la confiance, la patience, le courage et la persévérance. Je pense qu'elle sera une femme mentalement très forte!


Si je parle de Lilia en tant que femme c'est que j'aimerais énormément que l'auteure décide de raconter la suite de la vie de Lilia.


Si je dois donner un petit bémol il porte sur Eric, j'aurais adoré savoir comment il aurait évolué dans la crise que traverse la famille de Kenza...


La fin est perturbante car elle ramène aussi à la réalité du sort des migrants et on termine en se demandant comment nous aurions fait ? Aurions-nous eu assez de force pour rendre à Mehdi ses idées d'enfants, l'écarter du danger ?


Vous l'aurez compris, ce livre est vraiment une très très belle découverte. J'ai été surprise d'ailleurs car je ne m'attendais pas à cela. J'aime les romans jeunesse et j'aime quand ils sont le reflet de notre "vraie" société car je pense que les jeunes ont besoin d'être confrontés aussi à ce qui peut se passer ailleurs.


Ce livre répond tout à fait à mes critères en terme de qualité, de réflexion et également d'optimisme. Ingrid Thobois donne aux lecteurs la chance de se dire qu'un meilleur est possible et cela porte un message fort d'espoir et de confiance en l'avenir.






Quelques infos sur l'auteur :




Ingrid Thobois est une romancière française.
 Après des études de langues et de lettres, elle part enseigner le Français à l’étranger, notamment en Afghanistan et en Indonésie.
Elle fait également des reportages pour la presse et la radio en Iran et à Haïti.
Elle publie chez Phébus "Le roi d’Afghanistan ne nous a pas mariés" et reçoit en 2007 le prix du Premier Roman.
Son roman "Sollicciano", publié aux éditions Zulma, a reçu le prix Thyde Monier en 2011.
Toujours sous le nom d’Ingrid Thobois, elle écrit pour la jeunesse chez Thierry Magnier et Rue du monde : "Tao et Léo" publié en 2011 a reçu le Prix des écoliers Opalivres et "Nassim et Nassima", publié en 2009 a reçu le Prix des Enfants du Livre 2011 du Festival du Livre de Jeunesse Midi-Pyrénées de Saint-Orens, le Prix 2011 des lecteurs de Rillieux-la-Pape, le Prix littéraire jeunesse de Lire en Braconne 2011 et le Prix de bronze des grignoteurs Ruralivres 2011.
Elle a publié également "Le Plancher de Jeannot" (Qui Vive, 2015) ainsi que "Miss Sarajevo" (2018).
 Sous le nom de Djaan elle publie "Si tu me tues, je te tue" (Oskar, 2012).

site officiel : http://www.ingridthobois.com/

Source : Babelio

mercredi 24 octobre 2018

Les voisins du 9




Détails :
Auteur : Felicity Everett
Nombre de pages : 286
Editions : Harper Collins
Genre : Thriller


Résumé :
Sara, mère de famille s’ennuie dans sa vie bourgeoise et monotone. Aussi l’emménagement, dans son petit quartier londonien, d’un nouveau couple bobo à souhait, est accueilli chaleureusement. Invitée à la crémaillère de leurs nouveaux voisins, Sara et son mari sont fascinés. Tant de charisme, de spontanéité et de talent chez ces artistes tout juste revenu d’Espagne. Lou et Gavin sont simplement… irrésistibles. Au contact de Lou, Sara commence progressivement à changer. Bienveillance ou jalousie, amitié ou obsession, confiance ou trahison. La frontière est mince et la rue facile à traverser.






Mon avis :


Cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu un thriller, alors lorsque Babelio a proposé ce livre en opération Masse critique je l'ai sélectionné et j'ai été choisie, super !



Une histoire de voisinage pouvait que me plaire puisque j'avais lu "Les nouveaux voisins" au printemps et que j'en avais un bon souvenir.



Alors repartons dans ce quartier en apparence paisible et plutôt bienveillant, à tel point que certaines femmes du voisinage s'ennuient. Aussi, l'arrivée d'un couple dans le quartier ne peut que donner du piment au quotidien. En plus les "nouveaux" sont plutôt différents des gens déjà présents, artistes dans leur tête et dans leur vie, un côté cool dans la gestion matérielle de leurs biens etc...



Tout pour plaire à Sara finalement qui n'attendait que ça pour agrémenter sa vie. Elle va d'ailleurs se faire rapidement amie avec Lou et à partir de ce moment j'ai hésité entre la trouver jalouse ou simplement admirative d'un mode de vie qui n'est pas le sien !


C'est un roman qui m'a plu car il est dans la catégorie thriller mais il ne m'a pas fait peur plus que ça donc pour mes nerfs c'était très bien.


L'écriture est plutôt très agréable et le roman se lit donc rapidement. Les thèmes évoqués sont intéressants, la perception de l'Autre quand il ne vit pas comme nous, le lien que a envie de créer etc.


Et puis il y a aussi le thème de la manipulation. A quel moment devenons-nous manipulateur ? Comment échapper aux griffes de telles personnes ?  Je trouve souvent que les auteurs font du bon travail dans ce domaine. L'art de manipuler est un art qui se développe tellement dans nos sociétés que disséquer et romancer cet aspect de la personnalité est un exercice pas si évident. Ici, Felicity Everett le fait très bien et elle aurait même pu pousser le vice encore plus loin.


L'ensemble de l'ouvrage est cohérent mais sans grande originalité non plus, les actions et rebondissements ne sont pas spectaculaires et c'est là le bémol de ce livre. C'est une découverte sympa mais qui ne m'a pas mis le cœur à l'envers !



Quelques infos sur l'auteur :




Felicity Everett a grandi à Manchester et a fréquenté l'Université de Sussex. Après un début de carrière dans l’édition pour enfants et la rédaction à la pige, qui a produit plus de vingt-cinq œuvres de fiction et non-fiction pour enfants, le premier roman pour adultes de Felicity, The Story of Us, a été publié en 2011
Source : Babelio

lundi 22 octobre 2018

Journal d'une fille débordée, tome 1 : l'année de l'intox






Détails :
Auteur : Suzy K. Quinn
Nombre de pages : 288
Editions : J'ai Lu / label Lj
Genre : Chick Litt


Résumé :
Mon rêve : un bébé, une jolie maison, un jardin plein de jeux en bois, un petit carré potager. M'éclater à faire des gâteaux. Me marier en blanc...
Ma vie en vrai : 10 kilos de plus qu'avant ma grossesse, une fois nue et après avoir fait pipi, une chambre (petite) chez mes parents, un ex-fiancé envolé avec ma meilleure amie ! Mais comme disait ma grand-mère : « Le but n'est pas de s'abriter des orages, mais d'apprendre à danser sous la pluie.»

Un journal à la Bridget Jones comme on les adore ! L'héroïne nous plonge au jour le jour dans son petit univers à la fois revigorant et cabossé. De quoi sourire et rire, du 1er janvier au 31 décembre.






Mon avis :
La devise de la grand-mère de notre héroïne nous annonce la couleur : l'histoire sera chaotique !

Orage, pluie etc ça sent la lecture d'automne !

Juliette notre personnage central est notre Bridget Jones à la française. Elle est plutôt classique dans sa vie au début du roman : jeune / en passe d'avoir la bague au doigt / maman depuis peu / une belle-mère ultra présente… finalement rien de spécialement original.

Le jour de son mariage va devenir le jour le plus triste de sa vie, là non plus rien qu'on n'ait jamais vu dans les bouquins.

Mais Juliette a un peps très développé en fait et surtout elle ne laisse rien tomber même quand beaucoup aurait déjà lâché l'affaire. Les péripéties qui lui arrivent ne vont pas la dérouter plus que ça. Au contraire elle trouvera parfois du courage et de la patience là où j'en aurai pas eu le quart.

C'est un livre qui est divertissant, sans prise de tête et dans lequel j'ai régulièrement eu le sourire en imaginant certaines situations (notamment celles avec la maman de Juliette…).

Le seul reproche que je ferai à cet ouvrage c'est de ramener un peu trop souvent les régimes sur le tapis. Non mais pourquoi on devrait parler régime dans un bouquin fait pour se détendre ;)

L'écriture est très fluide et l'ouvrage se lit donc rapidement. Certains passages pourraient paraître un peu invraisemblable dans le monde réel (jamais je ne pourrais courir un marathon en seulement quelques semaines) mais comme l'ensemble est plutôt cohérent cela n'est pas choquant. L'histoire avec Alex, le beau gosse richissime est même assez cocasse

Qui dit tome 1, dit tome 2 au moins alors je pense que dans ce premier volume nous avons pris le temps de découvrir les personnages principaux. Surement que dans le deuxième il y aura encore plus d'actions et moins de descriptions autour de Juliette, Alex, Nick.

C'est un roman qui se glisse parfaitement entre deux ouvrages plus intenses. Il fait du bien, il détend et si vous êtes amateurs / amatrices du genre ce roman vous plaira à coup sur, il y a de bons moments, d'autres moins bons mais chaque fois les personnages vous feront partager leurs émotions sans jouer l'exagération. Nous avons aussi la preuve, si on en doute, que les valeurs familiales et amicales (attention les vraies pas les fausses) sont ultra importantes.

Laissez-vous tenter par ce roman du nouveau Label Lj de chez J'ai Lu, vous passerez un bon moment de lecture.



Quelques infos sur l'auteur :




Auteure de romance de renommée internationale, Suzy (Susannah) K. Quinn apparaît en tête de liste des classements de best-sellers.
 Elle a fait ses études de sociologie à l'Université de Nottingham.
 "Glass Geishas" (2012), son premier roman écrit sous le nom de Susanna Quinn, est basé sur son expérience en tant qu'hôtesse à nightclub au Japon.   
Sa série "L'art du plaisir" (Devoted) dépeint une relation tumultueuse au sein d'une prestigieuse université anglaise.
Après la naissance de sa deuxième fille, elle écrit le "Journal d'une fille débordée" (Bad Mother’s Diary, 2016), une comédie romantique, qui devient un best-seller.
 Elle vit à Wivenhoe dans le Essex avec son mai et ses deux filles.
 Twitter : https://twitter.com/suzykquinn
son site : http://devoted-ebooks.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/suzykquinn

Source : Babelio

mercredi 17 octobre 2018

Emma et Loustic, tome 7 - Opération écureuil




Détails :
Auteur : Fabienne Blanchut
Illustratrice : Caroline Hesnard
Nombre de pages : 48
Editions : Albin Michel Jeunesse
Genre : Jeunesse


Résumé :


Emma part en vacances avec ses grands-parents dans leur « maison de la mer ». Au programme : balades dans la nature et cueillette de champignons ! Mais lors d’une promenade en forêt, Loustic découvre un bébé écureuil qui a perdu sa maman. Emma et sa mamie recueillent et soignent le petit orphelin. Loustic et lui vont devenir les meilleurs amis du monde, Emma en est certaine ! À partir de 7 ans









Mon avis :
Qu'il est bon de retrouver Emma et Loustic !
Je vous avait dit que j'en reparlerai rapidement car les tomes 7 et 8 sont sortis récemment.


Dans le volume numéro 7 on part en forêt !
A l'heure de l'importance d'un retour au respect envers la nature, ce livre tombe à pic.


Emma fait de jolies balades avec son papi pour découvrir la faune et la flore. Bien sur Loustic est de la partie et c'est d'ailleurs lui qui va faire une drôle de découverte. Un bébé écureuil est en détresse et n'a personne pour s'occuper de lui. Alors aussitôt Emma se dit que c'est une mission pour eux.


Dans cette histoire nous (re)découvrons l'importance de la nature, de la préservation de l'environnement et du respect des êtres vivants.


Emma est une enfant très douce et Loustic un chat adorable. Alors à eux deux ils vont permettre au petit écureuil de reprendre confiance et de grandir correctement.


C'est une histoire qui a été plus douce que les autres à lire car elle évoque un sujet certes sensible, mais plus facile à expliquer, à transmettre aux enfants à mon sens.


Les enfants sont souvent réceptifs à ce qui touche aux animaux et ce livre n'a pas échappé à la règle. Prendre soin, s'attacher, câliner et être respectueux de ces êtres qui parfois ont peur des humains sont autant de qualités à développer chez les enfants. Avec ce récit cela donne un très bel exemple de ce qui peut se produire quand on fait comme il faut.


Comme régulièrement j'ai aimé retrouver l'écriture très bien adaptée aux jeunes lecteurs mais également les dessins qui sont toujours très attrayants, colorés et très représentatifs des scènes décrites.


Une belle lecture d'automne à conseiller à vos enfants / petits-enfants / neveux / nièces etc...


Quelques infos sur l'auteure et l'illustratrice :


 Fabienne Blanchut
Fabienne Blanchut (22 février 1974 à Grenoble en France) est une écrivaine de livres pour enfants et scénariste de télévision française.
Après une maîtrise d’histoire à l'Université de Grenoble, Fabienne "monte" à Paris. Elle entreprend un DEA de sciences sociales à Jussieu, mais ne trouvera finalement sa voie qu'après un DESS en audiovisuel et édition à la Sorbonne. En stage de fin d'études à TF1, elle reçoit une proposition d'emploi au CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel). Elle y restera un an avant d'être rappelée par TF1 qui lui propose le poste d'observatoire de la concurrence au service de la programmation. Elle commence alors à proposer divers projets d'émissions.
La littérature jeunesse lui tend alors les bras. Pendant deux ans, Fabienne a travaillé en tant que libraire à Bruxelles (Libraire Jeunesse Amstramgram). Depuis 2008, elle remplit des missions de conseil dans les media et pour différentes sociétés de productions télévisuelles (en Belgique et en France).

Parallèlement, elle conçoit des émissions pour la télévision (téléfilms, séries, programmes courts, magazines, documentaires). Actuellement, plusieurs de ses émissions « tournent » sur les antennes.







 Caroline Hesnard
Caroline Hesnard a fait ses études à l'école Estienne puis aux  Arts décoratifs de Strasbourg. Illustratrice depuis 20 ans, elle travaille autant dans le secteur jeunesse (Balivernes, Fleurus, ...) que dans le secteur scolaire/parascolaire (Hachette international, Nathan,...) et de la presse jeunesse (Disney Presse, Milan Presse, ...).
Le personnage de Princesse Léa lui a été inspiré par sa petite nièce Nessy. C'est ainsi que débuta l'aventure.